La pharmacie vit jour et nuit

Camille Allain

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Pas de bonbon dans ce distributeur mais seulement des produits d'hygiène.
Pas de bonbon dans ce distributeur mais seulement des produits d'hygiène. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Pour éviter aux parents des pannes de lait un dimanche ou aux amoureux une rupture de stocks de préservatifs en pleine nuit, certaines pharmacies ont investi dans des distributeurs automatiques. Alors que Rennes n'en comptait aucune il y a un an, les machines similaires aux distributeurs de friandises sont désormais au nombre de trois. « On propose surtout des produits de première nécessité comme des tétines ou du lait pour bébé, des tests de grossesse, des préservatifs et des stéribox pour les gens qui ont besoin de seringues », détaille Richard Hingant, pharmacien installé boulevard Léon-Bourgeois.

La capote en best-seller


Avant d'investir dans sa machine, le pharmacien a d'abord réfléchi à ouvrir une pharmacie 24 heures sur 24. « C'était trop compliqué », lâche-t-il sobrement. Six mois après son installation, le distributeur fonctionne bien. « C'est avant tout un service rendu aux habitants. On ne fait pas ça pour l'argent, car la machine est difficilement rentable », assure le praticien. Non loin de là, Damien Puissant a fait le même choix, associé à un confrère de Bréquigny. En juillet 2013, il était le premier à Rennes. « Je trouvais ça dommage que les distributeurs ne soient réservés qu'aux préservatifs », explique le pharmacien de la rue de Châteaudun. Les capotes et le lubrifiant s'affichent pourtant comme les best-seller de sa machine. « On touche des gens qui n'osent pas rentrer dans une pharmacie », commente Damien Puissant. La machine ne propose en revanche pas de médicament. « C'est interdit et ça pourrait être dangereux ».