Tour de France: Pour Bretagne-Séché, cela va bien finir par payer...

CYCLISME La formation bretonne continue à se faire remarquer sur la Grande Boucle...

Jeremy Goujon

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Arnaud Gérard (ici sur la Classic Loire-Atlantique, en mars) a retrouvé le sourire.
Arnaud Gérard (ici sur la Classic Loire-Atlantique, en mars) a retrouvé le sourire. — Equipe Bretagne-Séché Environnement

Ce qu'il y a de bien avec l'équipe Bretagne-Séché Environnement, c'est qu'elle tient (toujours) parole. Après avoir survécu mercredi à l'enfer du Nord, l'un de ses membres, Armindo Fonseca, déclarait ainsi : « C'est sûr qu'on va réessayer. Demain [jeudi], on va tout faire pour en remettre un. » Comprendre : placer un élément de la formation dans l'échappée du jour sur le Tour de France, comme cela avait été le cas lors du triptyque anglais. Cela n'a pas raté à Arras, Arnaud Gérard étant cette fois l'heureux élu.

Romain Feillu grappille

La « force tranquille » costarmoricaine (dixit le manager général Emmanuel Hubert) aura passé 175 km en tête, en compagnie de Leezer (Belkin), Maté (Cofidis) et Pineau (IAM). Le capitaine de route de BSE, en grosse difficulté la veille sur les pavés (plus de 22 minutes de retard sur le vainqueur de l'étape), a donc battu le « record » de Jean-Marc Bideau, devant durant 147 km avant Londres. Insuffisant toutefois pour être sacré à Reims, où les sprinteurs ont fait la loi. Et où Romain Feillu s'est de nouveau distingué (6e). « On ne va pas encore sortir le champagne, mais ça se rapproche ! », s'enthousiasme Bretagne-Séché. A qui il reste plus de deux semaines de course pour faire sauter le bouchon…

■ Combatifs oubliés

Le team Bretagne-Séché a cumulé 562 km d'échappée depuis le départ du Tour de France. Mais aucun de ses représentants n'a été jusqu'ici élu « combatif du jour », synonyme de dossard rouge.