Fonseca a foncé pour rien

Jeremy Goujon

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Armindo Fonseca (premier plan) aura mené l'échappée de dimanche, en vain.
Armindo Fonseca (premier plan) aura mené l'échappée de dimanche, en vain. — E. Feferberg / AFP

Armindo Fonseca devra encore patienter avant de « venger son idole » Cristiano Ronaldo, éliminé précocement du Mondial de foot. S'il n'a pas remporté la deuxième étape du Tour de France, dimanche, entre York et Sheffield, le Rennais (25 ans) l'a au moins animée, et ce, dès le premier kilomètre. Le coureur de Bretagne-Séché, novice sur le Grande boucle, fut en effet l'instigateur de l'échappée du jour, emmenant dans son sillage un autre Breton, Perrig Quéméneur (Europcar), et cinq fuyards supplémentaires.

Ne pas s'avouer vaincu


Fonseca sera finalement repris au bout de 140 bornes, au moment d'escalader la côte de Holme Moss. « On remet ça demain [ce lundi], et toi, Armindo, dans quelques jours ! », twittait le team BSE, pour lequel les jours se suivent et se ressemblent. Samedi, c'est Benoît Jarrier qui s'était signalé [voir encadré], « à peine le ruban du départ coupé par le prince William et son épouse Kate ». Pas de quoi satisfaire, cependant, le manager général Emmanuel Hubert, si on se réfère à ses propos tenus avant Leeds. « On n'est pas là pour faire des échappées de télévision (sic), mais pour aller au bout et gagner l'étape. » Ce n'est (peut-être) que partie remise.

■ Jarrier et son idole

En tête pendant 98 kilomètres lors de la 1re étape du Tour de France, Benoît Jarrier (Bretagne-Séché) a dû s'incliner devant le vétéran allemand Jens Voigt (42 ans), qu'il «admirait à la télé» étant jeune...