La preuve par neuf

Jeremy Goujon

— 

Romain Feillu, maillot jaune en 2008.
Romain Feillu, maillot jaune en 2008. — E. Feferberg / AFP

Même en l'absence d'Eduardo Sepúlveda (« C'est comme si on enlevait Froome de la Sky »), le manager général de Bretagne-Séché, Emmanuel Hubert, promet que son équipe « va se battre » durant le Tour de France (5-27 juillet). Via les « neuf guerriers » qui suivent.

Brice Feillu. « Il partait en n°1, même avec Sepúlveda. Il peut se transcender, c'est un homme de la chaleur. Je serais presque tenté de dire que c'est un homme de spectacle. Lui le fait en étant échappé, et sur des étapes de moyenne montagne, il a des choses à faire valoir. »

Romain Feillu. « S'il retrouvait le maillot jaune, on aurait gagné notre pari. En 2008, il n'était pas forcément plus fort qu'aujourd'hui. »

Anthony Delaplace. « Il est capable de belles échappées, mais il doit d'abord penser à lui. Il est parfois trop généreux dans l'effort, et c'est ce qui le trahit dans le final. »

Arnaud Gérard. « Un bon capitaine de route, avec un bon esprit. Il sait rallier toute l'équipe à sa cause, et être dans la performance. »

Armindo Fonseca. « Le plus jeune de nos novices [25 ans]. Il a encore besoin de progresser sur le plan physique. Dans les deux-trois années à venir, il peut devenir un coureur sur lequel on peut compter, à l'image d'un Samuel Dumoulin. »

Jean-Marc Bideau. « Il fait son métier plus que sérieusement, ce qui le rend exemplaire. J'ai besoin de coureurs comme lui, qui n'ont qu'une envie : voir Paris et la Tour Eiffel. »

Florian Guillou. « Un très bon grimpeur. Son handicap, ce sont les étapes de plaine, où il a beaucoup de difficultés à»frotter«. J'espère qu'il aura gardé le maximum de forces au moment d'arriver au pied des cols. »

Benoît Jarrier. « Quelqu'un de vaillant, de courageux, qui ne rechigne pas à la tâche. J'en aurai besoin dans les premiers jours de course, toujours avec un esprit conquérant. »

Florian Vachon. « Dans le peloton, il relaye énormément bien les dires des directeurs sportifs. Il peut faire valoir une pointe de vitesse parfois inattendue, et est capable de battre les meilleurs, comme Philippe Gilbert sur la Classic Sud Ardèche. »