Solidaires mais inquiets

Jérôme Gicquel

— 

Claude Guinard, directeur des Tombées de la Nuit depuis 2003.
Claude Guinard, directeur des Tombées de la Nuit depuis 2003. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Après un tour de chauffe mi-mai avec la pièce MacBeth, les Tombées de la Nuit sonnent les trois coups ce samedi avec un spectacle de cirque déglingué (lire encadré). Le festival s'ouvre cette année dans un climat tendu avec la colère des intermittents. Ces derniers ont poursuivi leur action symbolique jeudi à Rennes en restant figés devant le Parlement. Dans ce contexte, Claude Guinard ne cache pas son inquiétude. « Je n'ose pas imaginer que des spectacles soient annulés, toutes les compagnies ont envie de jouer. Après je ne peux pas vous dire ce qui va se passer », indique, soucieux, le directeur du festival.

Soutien au mouvement


En 2003, les Tombées avaient déjà été contraintes d'annuler en raison de la fronde des intermittents. Mais cette fois, la situation est différente, assure Claude Guinard, solidaire du mouvement. « En 2003, il y avait eu un rapport de force entre employeurs et employés. Alors que là, on est dans l'incompréhension totale avec le Gouvernement », explique-t-il. En signe de soutien, le festival a d'ailleurs prévu d'accorder aux intermittents un espace dédié sur l'esplanade de Gaulle et des débats avec le public en marge des spectacles. A condition bien sûr que les Tombées aient lieu.

■ Un festival itinérant

« Bianco » lance ce samedi le bal des Tombées, esplanade de Gaulle. Le festival s'installera ensuite du 3 au 6 juillet à Rennes, du 11 au 13 à Laillé et du 17 au 20 à Apigné. Infos sur www.lestombeesdelanuit.com.