Régionsjob est devenu grand

Camille Allain

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Gwenaëlle Quénaon-Hervé, 
l'une des fondatrices du site.
Gwenaëlle Quénaon-Hervé, l'une des fondatrices du site. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

«Même dans nos budgets prévisionnels les plus dingues on n'avait pas imaginé un tel succès. Mais on l'a sans doute fantasmé ». Cofondatrice et directrice générale adjointe de Régionsjob, Gwenaëlle Quénaon-Hervé mesure le chemin parcouru depuis la création de sa société un certain 1er janvier 2000. « Internet arrivait en France et c'était l'explosion des sites Web. Dans le domaine de l'emploi, 90 % de l'offre concernait le marché parisien. Il n'y avait rien en province donc on a décidé de se lancer », se souvient la directrice. Le trio qu'elle constitue avec Guillaume Semblat et Jérôme Armbruster créé alors Ouestjob.com.

Déjà 180 salariés


Quatorze ans plus tard, la société, devenue Régionsjob, compte 180 salariés et reste le site emploi privé le plus visité (1, 5 million visiteurs uniques par mois) avec un chiffre d'affaires de 27 millions d'euros. « C'est plutôt bien pour une start-up créée dans un appart' », plaisante la directrice. « Je me souviens de nos débuts. Nos concurrents misaient tout sur la com' en repeignant le métro parisien ou en mettant leur logo sur des ballons dirigeables. Nous on distribuait des flyers au marché des Lices ». Portée par son succès, la société voit son chiffre d'affaires grimper de 50 % chaque année jusqu'en 2009 et le début de la crise. « On a été durement touchés. Sur le site, on est passé de 33 000 offres fin 2008 à 19 000 en janvier 2009. Comme on avait du temps, on en a profité pour travailler sur de nouveaux projets ». Après avoir lancé Maformation, petite sœur du site emploi, Régionsjob veut maintenant accentuer l'accompagnement des recruteurs et candidats. « Certaines entreprises ont encore des œillères et ne regardent que le parcours scolaire. On aimerait changer cette image. » Le chantier s'annonce vaste.

■ Une nouvelle vie

Installée à Cleunay depuis 2003, Régionsjob a emménagé dansde nouveaux locaux à la Mabilais qu'elle inaugure jeudi. La société a pour actionnaire Le Télégramme, Le Monde et Le Nouvel Observateur.