Une indemnité pour pédaler

Camille Allain

— 

Les vélos représentent seulement 5 % des déplacements à Rennes.
Les vélos représentent seulement 5 % des déplacements à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Evoquée plusieurs fois par le gouvernement, la possibilité d'indemniser les salariés se rendant à vélo au travail commence à faire son chemin. L'Ademe vient de proposer à 19 entreprises françaises de tester un système similaire au remboursement des frais kilométriques automobiles. Deux sociétés rennaises font partie du peloton.

« On a vu que ça plaisait »


« Il faut voir ça comme une cagnotte qui permet de payer l'entretien du vélo », explique Anne Leclerc, directrice financière chez Novélia, filière du Crédit Mutuel Arkea. Cette cycliste convaincue a réalisé une rapide enquête interne pour connaître l'intérêt des 50 collaborateurs. « Nous sommes déjà engagés pour limiter l'usage de la voiture et inciter nos salariés à prendre les transports en commun. On a vu que ça plaisait », précise la directrice. Depuis quelques jours, Novélia indemnise tous ses salariés utilisant leur vélo personnel au moins trois fois par semaine, à hauteur de 25 centimes du kilomètre avec un plafond à 50 €. « Je ne sais pas si ça me fera venir plus souvent à vélo. Mais, au moins, j'irai le faire réviser », témoigne Hélène, 33 ans, qui s'apprête à prendre part à l'expérimentation. Toutes les entreprises retenues par l'Ademe ne sont pas aussi en pointe sur le terrain des modes doux.

Au centre de gestion de la MGEN, on a fait les comptes. Sur les 320 salariés, seuls deux ou trois viennent régulièrement à vélo et le local à deux-roues récemment installé sonne creux. « On ne va pas faire de diktat et mettre tout le monde sur un vélo. Mais on a un bon nombre de salariés qui habitent à moins de 6 km. L'initiative peut les intéresser », assure Laurent Gérardin, responsable du centre MGEN rennais. Ici, la prime sera limitée à 30 €. « C'est une indemnité. Ça ne doit pas devenir une source de revenus », estime le responsable.

■ Le hic

Il n'existe aucun dispositif fiscal permettant l'indemnisation qui est aujourd'hui versée comme une prime. L'employeur paie donc des charges et le salarié des impôts sur ce revenu.