« L'inverse du repli sur soi »

Propos recueillis par Camille Allain

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Pierrick Massiot mardi à Rennes.
Pierrick Massiot mardi à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Le président de la région signait la semaine dernière une « lettre à la Bretagne » pour évoquer son souhait de rattacher la Loire-Atlantique et de créer une assemblée régionale. Après l'annonce du président de la République, Pierrick Massiot espère toujours.

La carte proposée par François Hollande est un coup dur porté à la réunification que vous défendez.

Non. Il y a d'abord un sentiment de satisfaction de voir que la Bretagne est reconnue comme une région à part entière et que nos arguments ont été entendus. Le Président a laissé entendre qu'il y aurait des droits d'option pour les départements souhaitant rejoindre une autre région. C'est une occasion à saisir qui ne se représentera peut-être pas. Nous devons pour cela proposer aux habitants de Loire-Atlantique, et à eux seuls, d'exprimer leur choix. Je vais reprendre contact avec Philippe Grosvalet

(lire l'encadré)

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Peut-on craindre un isolement ?

Même sans la Loire-Atlantique, la Bretagne pèse 3, 2 millions d'habitants, 27 000 km² et un PIB de 81 milliards d'euros. On voit bien qu'en termes de population, de surface et de pouvoir économique, la région est dynamique et ouverte. Ce que nous défendons, c'est l'inverse du repli sur soi car ce n'est ni dans notre histoire, ni dans notre tempérament.

Vous militez pour une assemblée régionale de Bretagne.

C'est ce que nous plaiderons au prochain débat parlementaire. La Bretagne doit être une terre d'expérimentation. Il nous faut une institution plus simple, moins coûteuse et plus puissante pour porter un projet collectif. L'une de mes préoccupations, c'est de connaître les moyens qui nous seront alloués.

■ Grosvalet dit non

Dans un entretien à Presse-Océan, le président du conseil général de Loire-Atlantique a déclaré : « Le projet de Bretagne réunifiée est définitivement enterré. » Il milite pour une fusion des deux régions.