Les voisins veulent cohabiter

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Johanna Rolland et Nathalie Appéré.
Johanna Rolland et Nathalie Appéré. — J. Urbach / 20 Minutes

Leur position est claire : la Bretagne et les Pays de la Loire doivent fusionner. Alors que le gouvernement planche sur le redécoupage des régions, les maires de Rennes, Brest, Nantes, Saint-Nazaire et le président de Rennes Métropole sont entrés dans le débat lundi en affichant leur unité. « Cette nouvelle étape de décentralisation doit s'appuyer sur les synergies entre nos territoires, les liens qui existent entre les acteurs économiques ou culturels, explique Johanna Rolland, maire de Nantes. Elle ne peut pas s'envisager seulement sous le prisme institutionnel, vu de Paris. »

Pas de référendum


Les quatre maires, qui ne se prononcent pas pour l'organisation d'un référendum populaire, affirment pourtant que leur position se fait dans l'intérêt de la population. « Ce qui compte c'est de répondre à l'urgence sociale et économique », insiste Nathalie Appéré pour qui la solution d'englober la Bretagne et les Pays de la Loire « est naturelle ». La possibilité de fusion avec le seul département de Loire-Atlantique est exclue. «Les Pays de Loire ont montré leur capacité à travailler en commun. Ce n'est pas maintenant que l'on va casser le mécanisme », estime la maire de Rennes. Interrogé à ce sujet, le premier adjoint Sébastien Sémeril s'était montré plus distant. « Il y a du cœur dans cette réflexion. Mais face à la mondialisation, est-ce vraiment une priorité de renouer avec l'histoire ? Je n'en suis pas sûr. » A Nantes, Julie Urbach et C. A.