Le calme après la tempête

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Les techniciens sont à pied d'œuvre.
Les techniciens sont à pied d'œuvre. — J.-S. Evrard / AFP

Qualifiées « d'événements exceptionnels », les multiples tempêtes qui ont secoué la Bretagne cet hiver ont provoqué d'importants dégâts sur le réseau électrique. Pour le directeur régional d'ERDF Bernard Laurans, ces situations sont comparables à celles des hivers 1987 ou 1999. « Pendant la tempête Dirk à Noël, nous avons reçu plus de 78 000 appels et ça s'est poursuivi pendant les deux mois qui ont suivi. On avait l'impression d'être dans un tunnel sans fin », confie le directeur régional. Le printemps bien installé dans la région, les 1 650 agents d'ERDF s'attellent désormais à réparer le matériel dégradé. « Pendant les tempêtes, nous étions en situation de crise. Notre mission était de rétablir le courant, pas de réparer le réseau. Aujourd'hui, il n'est pas dans un état satisfaisant », assure Bernard Laurans. Près de 600 chantiers sont menés dans la région par des équipes à terre mais aussi en hélicoptère pour les lignes à moyenne tension. Pour financer ces opérations, ERDF Bretagne a sollicité sa maison-mère . « Nous voulons accélérer le traitement des zones à risques comme le littoral et les zones boisées », justifie le directeur régional. Des travaux d'enfouissement qui coûteront plusieurs millions d'euros à l'opérateur. C. A.