Le projet de fusion validé

Jérôme Gicquel

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Guy Cathelineau et Jean Emile Gombert ont scellé leur alliance.
Guy Cathelineau et Jean Emile Gombert ont scellé leur alliance. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Au 1er janvier 2016, Rennes ne comptera désormais plus qu'une seule université. Le conseil d'administration de Rennes-I s'est prononcé mardi par 19 voix sur 30 en faveur de la fusion avec Rennes-II, qui avait également dit oui vendredi (17 voix favorables sur 24). Envisagé dès 2012, ce mariage donnera lieu à la création d'un nouveau pôle universitaire qui devrait compter près de 50 000 étudiants début 2016. « Cela nous placera en terme d'effectifs au troisième rang national après Aix-Marseille et l'université de Lorraine. Mais ce sera la plus grosse université implantée sur une seule métropole », se réjouit Jean Emile Gombert, président de Rennes-II.

Fusionner pour peser


Le principe de fusion scellé, les deux présidents nourrissent de grandes ambitions pour la capitale bretonne en matière de formation et de recherche. « Le but n'est pas de supprimer des formations, bien au contraire. Il s'agit d'enrichir cette offre pour avoir un panel de formations et un potentiel de recherche suffisants pour compter sur le plan national et européen », assure Guy Cathelineau, président de Rennes-I. Jean Emile Gombert vante quant à lui « la complémentarité » qui existe entre les deux universités. « Dans le numérique, on ne peut pas s'intéresser qu'aux tuyaux, il faut aussi penser usages. Certaines disciplines ont déjà commencé à travailler ensemble. Ce sera pareil pour les formations avec un éclairage pluridisciplinaire », estime le président de Rennes-II. Avant que la fusion soit effective, les deux universités devront plancher sur un projet d'établissement ainsi que sur les statuts de la future entité, qui seront soumis au vote des conseils d'administration au premier trimestre 2015.

■ Un siège à trouver

Où siègera la présidence de la future université ? Les candidats aux municipales ont déjà leur petite idée sur la question, évoquant pêle-mêle les sites de l'Hôtel-Dieu, de l'ancienne fac Pasteur ou du palais Saint-Melaine.