Rennes aime faire du social

Jeremy Goujon

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Kadir et Rennes ont chuté à Ajaccio.
Kadir et Rennes ont chuté à Ajaccio. — P. Pochard Casabianca / AFP

«C'est incompréhensible. On était sur une certaine dynamique et on prend un coup de bâton derrière la nuque. » Stupéfait après la défaite à Ajaccio (3-1), Philippe Montanier aurait pourtant dû savoir qu'au Stade Rennais, les hommes passent, mais la tradition demeure. En l'occurrence, celle de perdre inexplicablement contre les derniers du championnat. Florilège des saisons précédentes.

Le Havre-Rennes (1-0), 7 février 2009. Déjà battus à Jules-Deschaseaux en Coupe de la Ligue (2-1), les joueurs de Guy Lacombe récidivent en L1. Classés 5es après une première partie d'exercice quasi parfaite (une seule défaite), les Rouge et Noir trouvent le moyen de s'incliner dans le temps additionnel, alors que le HAC restait sur sept revers d'affilée.

Sochaux-Rennes (2-0), 23 décembre 2009. L'équipe désormais coachée par Frédéric Antonetti se présente comme favorite au stade Bonal (le 15e reçoit alors le 6e). Quatre cartons jaunes et une expulsion plus tard (Asamoah Gyan), les Lionceaux créent la surprise. Quatre ans après, presque jour pour jour (21 décembre 2013), les Doubiens mettent fin à une terrible série de onze matchs sans victoire (ponctuée de cinq déroutes consécutives)… face au SRFC (2-1).

Brest-Rennes (2-0), 9 avril 2011. Pas si désespérés que cela (13es au coup d'envoi), les Finistériens n'abordaient pas le derby dans les meilleures conditions (quatre défaites de suite). A contrario, les Bretilliens, sur le podium au moment des faits, ambitionnaient encore une place en Ligue des champions. Ils ne termineront finalement qu'à la sixième place.

Ajaccio-Rennes (1-0), 18 décembre 2011. L'humiliation de ce week-end n'est en fait qu'un remake. Déjà bons derniers à l'époque, les Corses n'avaient plus gagné depuis douze journées. Heureusement, une âme charitable passait (déjà) par là…

Rennes-Evian (0-1), 24 novembre 2012. En pleine bourre (six succès en sept rencontres) et héroïques une semaine plus tôt à Paris (triomphe à 9 contre 11), les Rennais ne devaient faire qu'une bouchée du relégable ETG. On connaît la suite…