Les ouvriers de La Janais vont plancher sur le TGV

Jérôme Gicquel

— 

Les salariés devront notamment changer les sièges des rames TGV.
Les salariés devront notamment changer les sièges des rames TGV. — J. Gicquel/APEI/20 Minutes

Les ouvriers de PSA connaissaient les composants de la Xsara ou de la 508. Ils vont désormais devoir se familiariser avec ceux du TGV. Dans le cadre du plan de réindustrialisation de l'usine de La Janais (lire encadré), 80 salariés du constructeur automobile seront chargés dans les trois à cinq ans à venir de relooker les 105 rames du TGV Atlantique. Ils changeront notamment les sièges et la moquette dans les wagons et installeront des prises électriques pour les voyageurs de la seconde classe. « Une première charge de travail qui, j'espère, en appelle d'autres », indique Jean-Philippe Dupont, directeur régional de la SNCF.

« On garde un emploi »


Pour lancer cette nouvelle activité, PSA a mis à la disposition de la SNCF un bâtiment de 10 000 m² inoccupé depuis six ans. Des travaux ont dû être menés cet été afin d'y amener une voie ferroviaire, condition sine qua non pour accueillir des rames TGV. C'est dans ce nouveau décor que travaillera Philippe, la cinquantaine, dont 24 ans passés sur les chaînes d'emboutissage de PSA. « On sait bien que le travail dans l'industrie automobile est en baisse. Ça permet de garder un emploi tout en restant sur le site », assure le salarié. « Et dans trois ans, si le contrat prend fin, peut-être que ça ira mieux ici avec l'arrivée du nouveau véhicule », espère Philippe.

■ 400 reclassements

Mis en place à la suite du plan social, qui s'est traduit par 1 400 suppressions de postes, le plan de réindustrialisation vise à reclasser 400 salariés. Outre la SNCF, les entreprises B3 Ecodesign, Sita et Pigeon se sont déjà installées ou vont rejoindre la Janais. D'autres candidats sont attendus, le site disposant de plus de 30 000 m² de foncier disponible.