Web : Rennes n'est pas à la page

NUMÉRIQUE a création de «La Cantine» il y a trois ans a permis d'enclencher une nouvelle dynamique...

A Rennes, Camille Allain

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Les soirées à la cantine numérique font souvent salle comble.
Les soirées à la cantine numérique font souvent salle comble. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

«Rennes a une histoire avec ses ingénieurs. Mais aujourd'hui, le Web, ce n'est pas ça.» Fondateur du master Ecotic dédié à l'économie du numérique, Raphaël Suire voit chaque année 95 % de ses diplômés quitter Rennes, attirés par des postes à responsabilités et mieux rémunérés à Paris ou même Nantes.

«Ici, la place du Web est très minoritaire et la couche services peu représentée», poursuit l'enseignant. La construction de la cantine numérique il y a trois ans a permis d'enclencher une nouvelle dynamique dans le secteur, à l'image de la première soirée «Made in Rennes» organisée jeudi dernier.

«Le défi, c'est le recrutement»

«L'idée, c'est de faire connaître les entrepreneurs d'ici. Quand on touche au numérique, les gens pensent que tout est fait aux Etats-Unis», explique Karine Sabatier, directrice de la cantine. Ce soir-là, Alexandre, 30 ans, vient présenter la société Golaem, où il est responsable marketing.

Connue pour avoir collaboré avec les séries Game of Thrones ou Walking Dead, Golaem a mis au point un simulateur de foule. «On a eu la possibilité d'aller à Nice et à Paris mais on a préféré rester ici. Le défi, c'est le recrutement. Mais on s'en sort car la ville a une image dynamique», assure Alexandre.