Aussi mauvais que Beauvais ?

Jeremy Goujon

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Le néo-passeur rennais Jordi Gens.
Le néo-passeur rennais Jordi Gens. — S. Marroux / Rennes Volley 35

L'énième défaite du Rennes Volley 35, la semaine passée, contre Saint-Nazaire (6e revers de rang en Ligue A, onze au total en quatorze journées) n'a fait que renforcer l'interrogation : le club breton peut-il faire « une Beauvais » ? Nanti d'un des plus gros budgets du championnat en 2011-2012, le BOUC avait subi une sévère désillusion en terminant dans la charrette… avant d'être repêché grâce à la faillite de Poitiers.

Pas le même contexte


Actuellement 13e et premier relégable, le team de Boris Grebennikov présente en tout cas le même profil. « C'est pareil sans être pareil, nuance Quentin Marion, transféré de Rennes à Beauvais à l'intersaison 2011. Nous, on avait fait un super début de saison [3e avant la trêve imposée par le pré-tournoi de qualification olympique]. Et puis, on a enchaîné les blessures, surtout notre pointu Pavel Bartík. On est alors entrés dans une spirale de défaites [douze d'affilée !]. On a réagi sur la fin, mais le mal était fait. » Pas si surpris que cela par la situation de son ancienne équipe (« la Ligue A est de plus en plus relevée, et c'est tant mieux »), le passeur estime que le retour de son alter-ego Yannick Bazin pourrait changer la donne. « C'est un battant, il va faire du bien. » Problème : le joueur est toujours out (lésion au ménisque). Face à Narbonne, vendredi (20 h), l'Espagnol Jordi Gens sera donc encore à la baguette, flanqué notamment des deux autres nouveaux : Francesco De Marchi et Marko Samardžic.

« Je ne suis pas vraiment surpris que les dirigeants aient décidé de modifier l'effectif, plutôt que l'entraîneur, déclare Quentin Marion. Ils ont confiance en Boris. » S'il tient des relations assez tièdes (voire fraîches) avec son ex-mentor, le pote de Jénia Grebennikov se veut bienveillant. « Rennes ne mérite pas de descendre en Ligue B. »

■ Du rififi à Narbonne

Les Centurions se présenteront à Rennes sans leur capitaine Renaud Herpe, démissionnaire après s'être senti «trahi». Il reproche au club d'avoir aligné le Brésilien Marcilio, lui-même en litige avec Narbonne.