Plan social bouclé chez PSA

Jérôme Gicquel

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Bruno Bertin, DRH du site rennais.
Bruno Bertin, DRH du site rennais. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Juillet 2012. L'annonce d'un nouveau plan social chez PSA fait l'effet d'une bombe avec 1 400 suppressions de postes annoncées à la Janais. Dix-huit mois plus tard, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) arrive à son terme. « 1 400 solutions de reclassement ont été finalisées », annonce Bruno Bertin, directeur des ressources humaines sur le site de Rennes. Traduction, aucun licenciement contraint ne sera donc engagé. « C'est un soulagement pour l'ensemble du site même si c'est toujours difficile de se féliciter d'un PSE », assure le DRH.

Encore en sureffectif


Parmi ces 1 400 salariés, plus de 600 ont été reclassés en externe, dont 200 dans le cadre du processus de réindustrialisation du site avec notamment la création d'un nouveau pôle carrosserie (85 postes) et des détachements au sein d'un technicentre de la SNCF (80 postes). « Des discussions sont encore en cours et nous devrons arriver au chiffre de 400 reclassements grâce à ce plan de réindustrialisation », indique Bruno Bertin. Pour le reste, 550 salariés ont accepté un aménagement de carrière jusqu'à leur départ à la retraite, 130 une mobilité interne vers les autres sites du groupe et une centaine de salariés ont créé ou repris une entreprise. Le plan social achevé, PSA compte désormais 3 900 salariés sur son site rennais. Mais déjà plane la menace d'un nouveau plan qui pourrait toucher près de 300 salariés. « Il y a un déséquilibre d'effectif sur certains métiers mais l'adoption du nouveau contrat social doit nous permettre d'éviter un nouveau plan social », assure le DRH. Pas suffisant pour rassurer les syndicats comme la CFDT qui évoque « une spirale de suppression d'emplois qui va continuer » si aucun « complément de charge de production » n'est trouvé. L'arrivée d'un nouveau véhicule n'est en effet prévue qu'à l'horizon 2016.

■ Encore du chômage

Après 84 jours de chômage en 2013, la direction de PSA table pour 2014 sur une quarantaine de jours. Rien que pour le mois de janvier, neuf jours seront déjà chômés.