KABA Diawara: «Pinault devrait se lâcher»

Jeremy Goujon

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Diawara, un pigiste payant en 1998.
Diawara, un pigiste payant en 1998. — V. Hache / AFP

En 1998, son but face à Toulouse avait permis à Rennes de se sauver in extremis. Seize ans plus tard, et en attendant de connaître le «renfort en attaque» promis par Frédéric de Saint-Sernin (lire l'encadré), Kaba Diawara incite la famille Pinault à faire un effort…

Surpris de voir le SRFC autant galérer, cette saison?

Ça fait chier (sic). Aujourd'hui, Rennes a pourtant tout : le budget, le stade, le centre de formation, etc. Personnellement, ce club me déçoit.

Quel profil doit avoir le «messie», rôle que vous aviez tenu à l'époque?

A mon sens, il y a déjà de la qualité devant. C'est juste un problème de confiance. Il faudrait pouvoir apporter ce brin de chance et d'expérience, ainsi qu'un peu de rire dans les vestiaires. C'est ce que j'avais fait.

Quand on est joueur professionnel, la destination «Stade Rennais» fait-elle vraiment rêver?

Clairement, non. Mais pour prendre l'exemple de Djibril Cissé, vous croyez que Bastia fait rêver ? Il faut proposer un challenge au joueur : si t'es bon pendant six mois, tu restes. En 98, j'étais chaud pour rester, mais Bordeaux [qui l'avait seulement prêté au mercato d'hiver] avait mis son veto.

Vous seriez donc plus pour un prêt que pour un transfert sec?

Un transfert sec, ou aller chercher un grand nom, ça coûte cher, et on sait que l'actionnaire a du mal à mettre la main à la poche… Il devrait faire une folie, se lâcher un petit peu.

Le calendrier de ce début d'année rappelle celui de janvier 1998…

Oui, on avait joué trois fois de suite à domicile [Valenciennes, Nice et Evian pour le triptyque actuel], deux fois contre Châteauroux – en Coupe de France et D1 – et contre Cannes [trois succès]. Mine de rien, le match de Nice [samedi] est déjà un petit tournant.

Aucune demande

Outre sa volonté de «faire évoluer les choses» sur le plan offensif, le président rennais affirme qu'aucun des «joueurs cités dans les médias (Pitroipa, Kana-Biyik, etc.) n'a reçu d'offre concrète» de transfert.