Les quatre pistes du pacte d'avenir

Camille Allain

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Stéphane Le Foll, entouré du préfet Patrick Strzoda et de Guillaume Garot.
Stéphane Le Foll, entouré du préfet Patrick Strzoda et de Guillaume Garot. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Les réunions se succèdent en préfecture pour rédiger le pacte d'avenir pour la Bretagne qui devrait voir le jour d'ici un mois. Pour le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, « la Bretagne a les atouts pour s'en sortir ». En voici quelques-uns.

Se tourner vers la mer. La Bretagne veut être pionnière dans les énergies marines, notamment grâce au parc éolien offshore prévu au large de Saint-Brieuc. La région a donc annoncé sa volonté d'aménager le port de Brest afin de développer cette filière industrielle. La recherche sur les algues, notamment pour un usage vétérinaire, sera également soutenue par des investissements d'avenir.

Miser sur le numérique. Si les secteurs automobiles et agroalimentaires souffrent, les nouvelles technologies tirent la région vers le haut. Un grand plan numérique a donc été lancé pour équiper le territoire en très haut débit. « C'est primordial pour les habitants, mais surtout pour les entreprises », jugeait il y a peu Jean-Yves Le Drian. L'objectif est d'abord de couvrir les zones blanches qui empêchent toute activité économique. Cent millions d'euros ont déjà été débloqués. « Au total, ce sera trois milliards », assure Pierrick Massiot, président de région.

Moderniser l'existant. Les installations agricoles et agroalimentaires sont aujourd'hui vétustes. Le plan prévoit des aides pour les moderniser et améliorer leur performance énergétique. « Pour continuer à exporter, la région doit regagner en compétitivité », insiste Pierrick Massiot. La région a par ailleurs lancé un guide pour aider les entreprises à se tourner vers le secteur porteur de la restauration hors-domicile (cantines, hôpitaux, snacking...).

Maintenir l'intensif. Interrogé sur le modèle breton d'agriculture intensive, Stéphane Le Foll a estimé « qu'il était compatible avec l'environnement ». Souvent critiqués par les écologistes, les grands élevages de porcs et de volailles ne seront pas abandonnés. « On ne peut pas faire que du poulet label », estime le ministre.

■ Mobilisation

Le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » a lancé un appel à un nouveau rassemblement le samedi 30 novembre à 15 h. Le lieu de la mobilisation sera dévoilé dans les prochains jours.