Les casseurs seront bientôt jugés

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Un radar détruit samedi à Jugon-les-Lacs dans les Côtes d'Armor.
Un radar détruit samedi à Jugon-les-Lacs dans les Côtes d'Armor. — AFP

Les trois personnes qui avaient tenté de détruire un radar dans la nuit de samedi à dimanche, à Saint-Jean-sur-Vilaine, comparaîtront début décembre devant le tribunal correctionnel de Rennes. Deux d'entre elles seront jugées pour tentative de dégradation en réunion d'un matériel d'utilité publique et le troisième pour complicité pour ces mêmes faits. Le préfet de région Patrick Strzoda a indiqué que d'autres enquêtes étaient en cours pour retrouver les auteurs des dégradations, qui les exposent à des peines pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison et à des amendes de 75 000 euros.

A la charge du contribuable


Depuis dix jours et le début de la mobilisation des Bonnets Rouges, ce sont près de 50 radars qui ont été vandalisés sur le réseau routier breton, dont plus de la moitié sont hors d'usage. Dans la nuit de dimanche à lundi, quatre radars ont encore été dégradés en Ille-et-Vilaine (Bains-sur-Oust, Balazé, Saint-Jean-sur-Vilaine et Châteaubourg). Une situation inacceptable pour Patrick Strzoda, qui a dénoncé dimanche soir « des actes extrêmement graves ». « Ces radars ne sont pas des pompes à fric mais des équipements installés à des endroits où il y a déjà eu des morts sur la routes », a justifié Patrick Strzoda. Il a par ailleurs annoncé que les radars détruits seront remplacés très prochainement, le tout « à la charge du contribuable ». Le coût moyen d'un radar est d'environ 30 000 €. J. G.