Ils déclarent leur flammeà la galette-saucisse

Jérôme Gicquel

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Benjamin Keltz et Jean-Marie Goater.
Benjamin Keltz et Jean-Marie Goater. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Avalée par kilos le samedi midi au marché des Lices et chantée au stade de la Route de Lorient, la galette-saucisse est indissociable du patrimoine rennais. Bien plus qu'un simple mets, elle s'érige même en « étendard de la culture et de l'identité rennaise », selon le journaliste et éditeur Benjamin Keltz qui lui consacre un livre*. Agrémenté de nombreux dessins, l'ouvrage retrace sur le ton de l'humour l'histoire de ce plat typiquement gallo et délivre quelques trucs et astuces pour bien la cuisiner et la déguster.

Une nourriture populaire


On y apprend notamment que la saucisse ne doit pas faire moins de 120 g et qu'il ne faut pas l'accompagner de moutarde, sous peine de s'attirer les foudres des puristes (lire encadré). Pour retrouver trace des premières galettes-saucisses, il faut remonter au XIXe siècle. «Les Rennais avaient l'habitude d'aller en manger le dimanche dans les campagnes », raconte Benjamin Keltz. Le plat s'institutionnalise au fil des années, avec toujours le même succès. « C'est de la nourriture populaire qui se mange debout et sur le pouce », analyse Jean-Marie Goater, co-éditeur du livre. Un plat tellement populaire à Rennes que même que les patients en long séjour et les personnes âgées hospitalisées au CHU de Pontchaillou y ont droit deux week-end par mois !

■ Pour sa sauvegarde

Une association milite pour la sauvegarde de ce plat. Fondée en 1994, elle compte 3 500 adhérents. A leur actif, une charte avec les 10 commandements de la galette-saucisse. L'association a même présenté une liste aux législatives de 2007 avec la galette-saucisse comme thème de campagne.