Alessandrini se fait encore des ennemis

Jeremy Goujon

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Romain Alessandrini peut grimacer.
Romain Alessandrini peut grimacer. — D. Meyer / AFP

Quand l'expression «tournant du match» prend tout son sens. Alors qu'il mène 2-1 face à Valenciennes, samedi soir, le Stade Rennais a de nouveau la possibilité de faire le break. Par excès d'altruisme, Julien Féret remet à Romain Alessandrini, lequel s'emmêle les pinceaux devant Penneteau. Sur le contre qui suit, VA égalise. 2-2, score final. Pour le public de la route de Lorient, le coupable est tout trouvé.

«Quand j'ai raté cette occase, à chaque fois que je touchais le ballon, je me faisais siffler. C'est le football, je n'ai que ça à dire, constatait le Marseillais, visiblement pas trop atteint. Si les spectateurs ont envie de me siffler, c'est leur problème. Moi, j'essaye de faire du mieux que je peux, et de donner le maximum.» L'attitude du joueur à son remplacement, avec ce sourire ironique lancé aux tribunes avant de rentrer directement aux vestiaires, ne fera pas remonter sa cote d'amour. Mais le problème à Rennes est avant tout collectif. Incapable de battre la lanterne rouge, malgré un avantage de deux buts, le SRFC s'est couvert de «honte», comme l'a affirmé Philippe Montanier. Heureusement, le ridicule ne tue pas...