«Tout ce que je veux, c'est qu'on ne lâche pas»

Yannick Bazin Le nouveau passeur rennais fait ses débuts à domicile...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Bazin, ici sous le maillot français.
Bazin, ici sous le maillot français. — M. Ozer / AFP

Jenia Grebennikov himself l'a « installé dans (son) appart'». A 30 ans, Yannick Bazin effectue son retour en Ligue A. L'international français, qui a « toujours envie de réussir contre (ses) anciens clubs », aura l'occasion de le démontrer ce soir (20 h), face à l'AS Cannes.

Pour une recrue, le 1er match à la maison est-il spécialement attendu ?

Commencer par deux matchs à l'extérieur a enlevé un peu de pression, pas spécialement aux joueurs français, mais aux étrangers qui sont arrivés. Je pense que ne pas jouer devant notre public, a été un plus pour nous. Maintenant, j'attends ce moment avec impatience.

Sans avoir le palmarès de son pendant féminin, Cannes reste une place forte du volley masculin…

Surtout que cette saison, ils ont fait un recrutement intelligent. Ils ont gardé les éléments forts de l'année dernière, et mis Ludovic Castard en pointe. C'est un joueur qui ne fait pas beaucoup de fautes, et qui est vraiment important dans un groupe. Je le connais très bien, j'ai commencé le volley avec lui à Asnières. C'est un pote d'enfance.

On parle aussi de « recrutement intelligent » à Rennes…

Je n'ai pas envie d'évoquer ce sujet, car tout le monde me dit : « Super, vous jouez bien » et tout, mais là, on a perdu à Narbonne (3-2). Il suffit qu'on perde quelques matchs pour qu'on nous dise finalement : « C'est un recrutement raté. » (rires) Tout ce que je veux, c'est qu'on ne lâche pas. On l'a fait à Narbonne, en grattant un point.

■ Délice et frustration

Yannick Bazin dit s'être «régalé» à Cannes (2007-2008). «C'est vrai que l'équipe était impressionnante. Il nous a juste manqué un trophée [demi-finale en Pro A et en Coupe de France, quart de finale en C1].»