«J'espère que les erreurs de l'an passé me serviront»

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Simon espère remporter une étape.
Simon espère remporter une étape. — Sojasun

Arrivé en Corse avec l'équipe Sojasun, Julien Simon (27 ans) a roulé durant trois heures et quart, mercredi après-midi. La « dernière bonne sortie » avant le grand départ de samedi, à Porto-Vecchio.

Quelles sont vos sensations

à l'orée de la première étape ?

Je suis en bonne forme. On verra comment ça se passe sur le début du Tour, mais les jambes sont bonnes.

Votre saison est pour l'instant

moins prolifique qu'en 2012.

Avez-vous douté de votre sélection ?

Non, pas trop. J'ai fait un Tour de Norvège encourageant, pareil à Plumelec [3

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place] et Châteaulin. Sur le Tour de Suisse, il y a eu des étapes où j'ai fait mon boulot, en basculant avec les meilleurs. Et aux championnats de France, je me suis fait piéger dans le final, mais j'étais quand même dans la dernière vague pour la victoire.

Aux dires de Stéphane Heulot, vous étiez « dans la contemplation », lors de votre première participation...

Je sais qu'il était déçu de mon Tour, l'an passé. Maintenant, je sais ce que j'ai à faire. Tout va se jouer dans les jambes. S'il y a une échappée qui va au bout, et que j'arrive à la prendre, il faudra aussi de la réussite. J'espère que les erreurs que j'ai commises l'année dernière me serviront.

De quelles erreurs parlez-vous ?

Je m'étais laissé envahir par l'événement. Je pense aussi que j'étais usé par le début de saison. Et j'aurais dû suivre Pierrick Fédrigo quand il gagne son étape [entre Samatan et Pau]. J'avais les jambes pour être devant.

■ Un cadre idyllique

Ayant couru en terre corse (lors du Critérium international 2010), Julien Simon connaît donc déjà les «routes sinueuses et vallonnées» de l'île de Beauté, un endroit que l'intéressé juge «paradisiaque».