Les scanners trop systématiques ?

Camille Allain

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Un scanner nouvelle génération.
Un scanner nouvelle génération. — A. Gelebart / 20 Minutes

Chargée de contrôler l'activité nucléaire et la radioprotection, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) tire un bilan honorable de la situation bretonne, jugeant le niveau de sûreté « globalement satisfaisant » dans la région. L'ASN s'inquiète tout de même de l'augmentation des doses délivrées aux patients en imagerie médicale. « Cela s'explique surtout par l'arrivée de nouveaux équipements plus performants. Les scanners sont plus rapides et plus précis mais les patients sont aussi plus exposés », regrette Pierre Siefridt, chef de la division de l'ASN de Nantes, compétente pour la Bretagne.

Les IRM plébiscitées


S'ils ne représentent que 10 % des actes d'imagerie en France, les scanners engendrent 58 % des expositions. L'ASN aimerait que les hôpitaux et cliniques aient recours à des technologies de substitution, comme l'IRM (imagerie par résonance magnétique), qui n'émet pas de radiation. Problème : « la Bretagne est l'une des régions les moins équipées », regrette Pascal Guillaud, adjoint de division. L'agence régionale de santé a lancé un plan d'acquisition. On devrait compter quarante IRM dans la région en 2015.