La rue de la Soif a la gueule de bois

Jérôme Gicquel

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Célèbre pour ses bars, la rue de la Soif veut retrouver son côté festif.
Célèbre pour ses bars, la rue de la Soif veut retrouver son côté festif. — Archives C. Allain / APEI / 20 Minutes

L'agression qui a coûté la vie à un jeune homme de 25 ans fin mai a attisé les tensions et les jalousies rue Saint-Michel. Depuis quelques jours, une pétition, signée par quatre établissements, circule sur les réseaux sociaux pour dénoncer « les agissements illégaux de certains bars qui nuisent à la réputation de la rue ». Le document cite entre autres « des trafics de drogue, des happy hours qui durent toute la journée ou des clients fortement alcoolisés qui sont servis ».

La mairie pointée du doigt


Sans citer nommément les bars en question, la pétition témoigne d'un profond ras-le-bol parmi les gérants de la rue de la Soif. « On a perdu pas mal de clients qui n'osent plus venir ici à cause des bagarres à répétition », témoigne l'un d'entre eux. « C'est devenu une rue de zonards et de dealers », poursuit un autre. Tous pointent du doigt « l'inaction » de la mairie et des forces de l'ordre. « On a l'impression qu'ils laissent la rue mourir à petit feu avant l'arrivée du Centre des congrès », lâche un gérant. Pour sécuriser les lieux, la ville a pourtant installé en 2010 des caméras de vidéosurveillance (lire ci-dessous) dans le secteur et élargi depuis six mois l'horaire d'intervention des policiers municipaux. Insuffisant pour certains patrons, bien décidés à restaurer l'image de la célèbre rue.