Romain Ternel, la preuve par six

Jeremy Goujon

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Romain Ternel achèvera un chapitre long de six ans. Emotions garanties...
Romain Ternel achèvera un chapitre long de six ans. Emotions garanties... — P. Riou / Cesson Rennes Métropole HB

«Amitié, partage, solidarité, professionnalisme, rigueur… et Pym's. » En autant de mots, Romain Ternel résume ses six années passées à Cesson. Le Ch'ti, prochainement à Tremblay, évoque aussi les six matchs qui l'ont le plus marqué depuis 2007. En attendant celui de ce soir face à Toulouse (20 h 45), a priori pas le moins chargé en émotions…

Saint-Cyr-Cesson, 30-32 (D2, 15 mai 2009). « On glane la montée là-bas. Quarante ou cinquante supporters étaient venus. On s'était dit dans le vestiaire que ça ne pouvait plus être un rêve. Le rêve devait devenir réalité. Et on l'a fait. Je tairais ce qu'on a pu faire lors de la soirée magique qui a suivi. Mais avec Pierre Le Meur et Rémy Deniault [deux ex-Cessonnais], on avait bien mis (sic).

Chambéry-Cesson, 29-30 (LNH, 16 mars 2013).» Ça faisait quinze jours, trois semaines qu'on n'était pas terribles à l'entraînement. Je m'étais même mis en tête de faire une réunion avec les mecs, pour savoir ce qui n'allait pas. Finalement, on fait un entraînement de ouf, on part à Chambéry, on fait un match de dingue et on gagne là-bas, ce qui n'est pas donné à tout le monde. «

Cesson-Montpellier, 31-28 (LNH, 12 mai 2012).» C'était le 1er match au Liberté. J'efface tout ce qui s'est passé après, mais c'était quand même une putain de joie et un truc de dingue de gagner contre eux. Je pourrai dire que dans ma carrière, j'ai gagné avec Cesson contre Montpellier. «

Cesson-Nancy, 24-23 (D2, 27 février 2009).» Un match super important, car Nancy était juste derrière nous au classement. Si on gagnait, on était premiers avec deux ou trois points d'avance. La salle était blindée. Des chaises avaient été posées à cinquante centimètres du terrain, ce qui n'était pas du tout autorisé. Ça avait fait un bruit de ouf. Et je mets le but de la victoire à vingt secondes de la fin… C'est à ce moment-là que l'engouement s'est créé autour de l'équipe. «

Besançon-Cesson, 26-27 (D2, 6 mars 2009).» On fait un match de merde. On est menés de quatre buts à cinq minutes de la fin, et pareil, je marque le but décisif à cinq secondes du buzzer. «

Massy-Cesson, 19-24 (D2, 7 septembre 2007).» Mon tout premier match ici, j'étais tout jeunot. La première année, j'ai oublié pas mal de matchs, mais celui-là, il restera. «