Animal malheureux cherche foyer affectueux

Camille Allain

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Véra a décidé de garder Smeily.
Véra a décidé de garder Smeily. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

«Bien souvent, quand un animal arrive chez nous, c'est qu'il ne peut pas aller ailleurs. Soit on l'accueille, soit c'est l'euthanasie », résume François Heude, membre de Bêtes de Scène. Depuis cinq ans, l'association rennaise vole au secours des animaux en détresse. Mais plutôt que de les envoyer dans un refuge, elle préfère les placer dans une famille d'accueil, en attendant leur adoption. Un système qui permet la sociabilisation des animaux. « Une famille, ce n'est pas un hôtel. L'objectif, c'est que l'animal se sente bien, soit soigné. L'histoire nous montre qu'ils sont plus facilement adoptés », poursuit le bénévole.

Des demandes refusées


Mais aujourd'hui, le succès est tel que Bêtes de Scène en appelle au secours. « On compte 80 à 100 familles d'accueil sur la région, mais ça ne suffit plus. On doit refuser certaines demandes. C'est inquiétant, surtout avant l'été », prévient François Heude. L'accueil permet pourtant de sauver des cas désespérés, comme celui de Smeily. Ce griffon a été recueilli alors qu'il avait passé cinq jours la patte coincée dans un piège à renard. C'est Vera, Rennaise de 27 ans, qui l'a accueilli. « C'est ma manière de militer pour la protection animale », justifie-t-elle. En deux ans et demi, elle a hébergé une quinzaine de chiens et chats. « C'est impossible de ne pas s'attacher. Mais on sait qu'après, les animaux seront bien traités », conclut-elle. Censée l'accueillir quelques semaines, Vera a finalement craqué et décidé d'adopter Smeily.

■ En chiffres

En 2012, Bêtes de scène a réussi à placer 20 équidés, 15 chèvres, 110 chiens et 115 chats en Bretagne. L'association attend de nouvelles familles d'accueil. Rens. : betesdescene.asso.fr.