Les collectes de sang voient rouge en mai

Camille Allain

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A la veille des multiples jours fériés du mois de mai, les médecins de l'Etablissement français du sang (EFS) scrutent les salles de collecte. « Avec les ponts, nous avons vraiment besoin que les donneurs se mobilisent », explique Françoise Aussant, docteur à l'EFS rennais. Si les réserves évaluées à 15 jours sont jugées « stables et sécurisées », elles masquent quelques difficultés. « Nous ne pouvons pas garder les plaquettes plus de cinq jours, donc il nous faut anticiper. Pour les malades, il n'y a ni dimanche, ni jour férié », ajoute le docteur.

Traiter cancer et leucémie


Les fameuses plaquettes, comme les globules rouges ou le plasma, sont aujourd'hui beaucoup utilisées pour les malades du cancer traités par chimiothérapie, ou les personnes atteintes de leucémie. « Il y a une époque où l'on parlait beaucoup de ponts et des vacances comme des périodes accidentogènes. Aujourd'hui, c'est moins vrai. On pense surtout à transfuser les malades », poursuit François Aussant. L'accident, c'est pourtant ce qui a motivé Julien, 24 ans, à faire son premier don de sang il y a quelques années. « Je suis tombé en scooter. Je n'ai pas eu besoin d'être transfusé mais j'aurais été heureux de pouvoir compter sur la générosité de quelqu'un », confie le jeune homme. Aujourd'hui, la Bretagne est la seconde région la plus « généreuse », après l'Alsace.

■ Quels besoins ?

Tous les donneurs sont invités à se présenter à l'EFS, à côté du CHU Pontchaillou. Les groupes O+, O- et B- sont notamment attendus. Les donneurs A et B masculins sont également recherchés.