Frédéric antonetti a bien dit kenavo

jeremy goujon

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Après quatre ans à Rennes (un record depuis Raymond Kéruzoré), Frédéric Antonetti va prendre une autre direction.
Après quatre ans à Rennes (un record depuis Raymond Kéruzoré), Frédéric Antonetti va prendre une autre direction. — ouest médias / c sport / 20 minutes

La nouvelle, certes prévisible, est tombée mardi. Par le biais d'un communiqué paru sur le site du club, Frédéric Antonetti (dont le contrat expirait en juin) officialisait son départ du Stade Rennais, « en partie suite à la déception de cette fin de saison difficile ». Deux mois « catastrophiques » (l'objectif du Top 5 en Ligue 1 ne sera pas atteint), ponctués d'une finale de Coupe de la Ligue perdue contre Saint-Etienne (1-0), auront eu raison du coach, qui n'a pas souhaité en dire davantage en conférence de presse.

« On ne se lève pas un matin en disant :»Je m'en vais«. La réflexion ne se fait pas comme ça. On en reparlera un peu plus tard, dans trois-quatre semaines. Avec un peu de recul, ce sera mieux. » On patientera donc avant d'effectuer un bilan précis du quadriennat corse, lequel s'achèvera quoi qu'il arrive sur un sentiment… d'inachevé. « Oui, ça ne me gêne pas qu'on dise ça », assure le technicien, qui en prenant les devants de la sorte, entend rendre service au SRFC. « C'est mieux pour le club. Ils vont pouvoir choisir quelqu'un en toute clarté. Et vous [journalistes], vous allez peut-être me foutre la paix (rires). »

Bonjour tristesse


En attendant de connaître l'identité du successeur d'Antonetti, il reste en tout cas six matchs de championnat à disputer. A commencer par la réception de Troyes, ce mercredi (18 h 30), pour laquelle les Rouge et Noir déplorent nombre de blessés – Danzé (cuisse), Erding (adducteurs) et Kana-Biyik (voir encadré) garderont décidément un souvenir très amer du Stade de France. « On se doit de bien terminer », a simplement martelé le futur ex-entraîneur rennais. Dont l'exil en émeut déjà certains. « C'est lui qui m'a lancé en L1, qui m'a fait progresser. On est tous un peu tristes », déclare Vincent Pajot. Mais l'heure est vraiment venue de dire Avvèdeci («Au revoir», en langue corse)...

■ jean-armel kana-biyik sérieusement touché

Victime d'un coup de genou du gardien Stéphane Ruffier, samedi au Stade de France, le Franco-Camerounais souffre d'une «fracture de côte, [d']une rupture des alvéoles pulmonaires, et [d']un hématome du parenchyme pulmonaire». Kana-Biyik pourrait ainsi manquer le restant de la saison.