Cooper Standard cherche un avenir

Jérôme Gicquel

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Route de Lorient, l'usine rennaise attend d'en savoir plus sur son sort.
Route de Lorient, l'usine rennaise attend d'en savoir plus sur son sort. — ARCHIVES C. ALLAIN/APEI/20 MINUTES

Dans un marché automobile en plein marasme, l'incertitude plane quant à l'avenir des usines Cooper Standard qui fabriquent des pièces en caoutchouc. « Si on ne fait rien, on s'expose à de graves difficultés car on ne prévoit pas de reprise avant 2016 », reconnaît la direction. Les craintes sont vives à Rennes, principal site avec 950 salariés. Pour fixer le cap à suivre, une série de réunions entre direction et syndicats a débuté mardi sur l'ancien site de la Barre-Thomas. Au menu : trois scénarios pour les quatre usines du groupe (Rennes, Vitré, Lillebonne en Normandie et une en Pologne).

Un nouveau site construit ?


Le scénario A prévoit un renforcement du site de Vitré, au détriment de Rennes. Dans le B, c'est le site de Rennes qui concentrerait les activités, avec à la clé la fermeture de Lillebonne et le transfert du site de Vitré dans la capitale bretonne. « Deux scénarios inquiétants » pour la CGT qui craint « des licenciements ». Le scénario C, qui a les faveurs de la CGT, se traduirait par un regroupement des activités sur un nouveau site qui pourrait être Bourgbarré, Betton ou Châteaubourg, le site de la Route de Lorient étant dans ce cas vendu. L'étude des trois scénarios se poursuivra jusqu'en juin.