Le Stade Rennais est au plus mal

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John Boye avait pourtant égalisé à 2-2.
John Boye avait pourtant égalisé à 2-2. — ouest médias / c sport / 20 minutes

« Rennes est en pleine bérézina. » Si c'est Antonetti qui le dit, on veut bien le croire. A cinq jours de la finale de la Coupe de la Ligue, rien ne va plus. La quatrième défaite consécutive concédée à Evian (4-2) vient définitivement plomber un championnat, qui pourrait accoucher de l'un des pires classements depuis dix ans. Samedi soir, le but était de retrouver un brin de confiance. Raté ! « On s'est mis nous-mêmes le match à l'envers. On a été trop fragiles mentalement et défensivement », peste le coach.

Retrouver la potion magique


Devant le bilan alarmant des huit derniers matchs (aucune victoire), la tentation est grande de miser sur une victoire en finale pour transformer une saison ratée en feu d'artifice. Mais Antonetti a un autre avis. « J'aurais préféré avoir douze points de plus et ne pas être en finale de la Coupe de la Ligue, car pour moi, la valeur d'une équipe se vérifie en championnat. » Plus grave encore, son aveu d'impuissance. « Je cherche des solutions pour inverser cette tendance, mais pour le moment, je n'en ai pas. » Inquiétant. Cependant, l'entraîneur a peut-être trouvé un levier psychologique : « Contre Saint-Etienne, on va se retrouver comme dans Astérix, petit village gaulois face à toute la France qui souhaite la victoire des Verts. » Il est vrai que Rennes sera presque le Petit Poucet de la finale. Soit le statut des Guingampais en finale de la Coupe de France 2009. On se rassure comme on peut. michel dupont