Vivement les mondiaux de barcelone

jeremy goujon

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Florent Manaudou (2e plan) semble envieux des quatre titres glanés par Jérémy Stravius...
Florent Manaudou (2e plan) semble envieux des quatre titres glanés par Jérémy Stravius... — C. ALLAIN / APEI / 20 MINUTEs

Les têtes d'affiche annoncées auront répondu présent. Camille Muffat, Yannick Agnel, Florent Manaudou ou encore Frédérick Bousquet, quittent chacun Rennes avec une ou plusieurs médailles d'or autour du cou. Mais quelqu'un d'autre a fait mieux…

Stravius puissance 4. Et un, deux, et trois… et quatre titres de champion de France. L'Amiénois, pas forcément attendu au tournant après avoir loupé – en solo – les JO de Londres, repart avec le statut de roi de Bretagne. A sa collection : les 100 m dos, 50 m dos, 200 m 4 nages (record national en prime) et 100 m papillon (52''04, deuxième meilleure performance mondiale de la saison), celui-ci obtenu dimanche. « La polyvalence me tenait à cœur. Etre capable de nager plusieurs épreuves, toujours dans une bonne forme, en nageant bien, c'était important. Il faut encore que je travaille, mais ça m'a mis en grande confiance. »

25 qualifiés pour Barcelone. Les gros bonnets de la natation tricolore seront tous là lors des championnats du monde, programmés en Catalogne (du 28 juillet au 4 août). Certains auront sûrement des choix à faire, à l'image d'un Stravius ayant réalisé les minima sur sept ( !) distances différentes, relais inclus. Muffat, quant à elle, réfléchit à la possibilité de tripler la mise (100 m, 200 m et 400 m nage libre). A noter l'arrivée dans le groupe bleu-blanc-rouge de trois petits nouveaux : Marie Wattel (15 ans, qualifiée sur 50 m papillon), Sarah Vaisse (18 ans, 50 m brasse) et Enzo Vial-Collet (20 ans, 1 500 mètres nage libre).

La réaction du DTN Lionel Horter. « Ces sélections n'étaient pas plus faciles : elles étaient moins contraignantes dans l'enchaînement par rapport à 2012. On est tout à fait dans un chiffre normal, même positif. Ce qu'il y a d'intéressant aussi, c'est qu'on est à peu près à égalité entre la sélection hommes [15] et la sélection femmes [10]. C'est assez parlant et révélateur du travail de la natation française. »