Le calme avant la tempête dans le bassin de bréquigny

jeremy goujon

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Détendues et souriantes. Telles sont apparues les stars de la natation tricolore, lundi. Neuf mois après des JO exceptionnels, les Agnel & co viennent chercher à Rennes leurs billets pour les championnats du monde de Barcelone (28 juillet-4 août). A une période d'« accalmie post-olympique » (dixit le sprinteur William Meynard), devrait succéder un affolement chronométrique dans la piscine surchauffée de Bréquigny. Et même si les principales têtes d'affiche [voir ci-dessous] se gardent bien de dévoiler des temps précis, cela n'empêche pas certains d'annoncer la couleur.

A l'instar de Jérémy Stravius, désireux de récupérer sa couronne sur 100 m dos. « Je vais être fixé dès le premier jour [les séries ont lieu ce mardi]. Je suis fort dans ma tête, je veux gagner », clame le médaillé d'or de Shanghai en 2011 (ex-aequo avec Camille Lacourt). Fabien Gilot, lui, affirme qu'il sera « dans la bagarre, comme tous les ans », sur 100 m nage libre, malgré sa longue absence liée à une blessure à l'épaule. L'aller-retour, Frédérick Bousquet n'y prendra sans doute pas part. Le « vétéran » (32 ans depuis hier) va se concentrer sur le 50 m (nage libre et papillon), où un dénommé Florent Manaudou l'attend. « J'ai eu Laure [Manaudou] au téléphone, elle m'a passé notre fille. Je lui ai demandé si j'allais gagner. Elle m'a répondu :»Non, c'est tonton«.» Belle entrée en matière.