Les piscines débordent de nageurs

Camille Allain

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La rénovation de la piscine des Gayeulles a dopé la pratique de la natation à Rennes.
La rénovation de la piscine des Gayeulles a dopé la pratique de la natation à Rennes. — Archives C. ALLAIN / APEI / 20 MINUTES

Avec la venue des grands noms de la natation à Bréquigny à partir de mardi pour les championnats de France, les clubs de la ville s'attendent à voir le nombre de leurs licenciés grimper. « Il y a souvent un appel d'air, surtout chez les plus jeunes », confirme Benoît Bideau, directeur du pôle aquatique au Cercle Paul Bert. Problème, les quatre bassins rennais affichent déjà un taux de remplissage très élevé, que ce soit pour les loisirs ou les compétiteurs. « On manque un peu de créneaux, c'est vrai, même si ce n'est pas catastrophique », poursuit Benoît Bideau. Côté loisirs, les nageurs réguliers sont nombreux à se plaindre du manque de lignes en soirée. Insuffisant cependant pour inciter à la construction d'une nouvelle piscine. « Ce n'est pas un problème d'équipement. Il nous faut simplement optimiser les créneaux existants », assure Sébastien Sémeril (PS), adjoint en charge des sports.

« Toujours du monde »


De 2008 à 2010, le nombre d'entrées a augmenté de 27 %. sur l'ensemble de la ville. L'élu préfère se féliciter de cette réussite. « Il y a 20 ans, on avait du mal à remplir nos piscines. Aujourd'hui, il y a une explosion de la pratique de la natation. C'est une excellente nouvelle », ajoute-t-il. Pour désengorger les bassins rennais, l'adjoint compte sur la solidarité des voisins. « 40 % des usagers n'habitent pas Rennes. Il faut aussi s'interroger sur les autres collectivités », estime-t-il. Le hic, c'est que les autres bassins du coin débordent aussi de nageurs. « Le soir, il y a toujours du monde. On est obligés d'attendre notre tour sinon c'est l'embouteillage. Du coup, on ne prend pas de plaisir », confie Sandrine, qui va régulièrement nager à Châteaugiron. « Le problème d'une piscine, c'est son coût de construction, mais aussi d'entretien. Si c'était rentable, on verrait plus d'équipements privés », glisse Yvon Léziart, directeur de l'office des sports de Rennes. Seul Saint-Grégoire a prévu de s'équiper. Ce sera pour la fin 2014.