Francis luyce : la bretagne, ça ne le gagne pas qu'un peu

jeremy goujon

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Francis Luyce a hâte d'être au 9 avril.
Francis Luyce a hâte d'être au 9 avril. — E. POL / SIPa

21 juillet 1967. Deux ans avant Neil Armstrong, Francis Luyce décroche la lune à Dinard. En 8'42'', le Coudekerquois devient recordman du monde du 800 m nage libre. Pas étonnant dès lors que l'actuel président de la Fédé ait conservé une relation affective avec la région bretonne. Lundi, il suffisait de l'entendre parler de la tenue prochaine des championnats de France à Bréquigny (du 9 au 14 avril), pour s'en convaincre.

Souvenirs, souvenirs


« La Bretagne, et Rennes en particulier, ont une culture de la natation. Nous avons ici un équipement de grande dimension, qu'on pourrait presque comparer à une cathédrale. Il faut que ça chauffe dans les tribunes, sur le bord du bassin, et croyez bien que les nageurs seront encore plus chauds lorsqu'ils sentiront derrière eux, ce magnifique public rennais et breton. » Un peu comme en 1977, où le Yannick Agnel de l'époque, le Niçois René Ecuyer, avait trusté les titres sur les courtes distances. Ou en 1986, quand 18 records nationaux tombèrent. Luyce garde aussi en mémoire l'édition 2000, « particulièrement exceptionnelle en terme d'organisation spatiale ». S'il regrette l'incapacité de la France à pouvoir accueillir un Euro en grand bassin, a fortiori des Mondiaux (« nous sommes les SDF de la natation européenne »), le Nordiste ne doute pas un seul instant de la qualité de cette 4e « made in Roazhon ». « Nos nageurs n'ont qu'une envie : marquer leur territoire avant les championnats du monde de Barcelone.»

■ lacourt attendu

Seulement 4e sur 100 m dos aux JO de Londres, disqualifié deux fois récemment à Nîmes, Camille Lacourt «reste une valeur sûre de la natation mondiale, aux yeux de Francis Luyce. Je pense qu'il le prouvera à Rennes, ainsi qu'à Barcelone», prophétise le boss.