«On rigole moins qu'au match aller»

propos recueillis par jeremy goujon

— 

Boris Grebennikov et le coprésident Thibault Mativet (à d.) jouent gros ce soir.
Boris Grebennikov et le coprésident Thibault Mativet (à d.) jouent gros ce soir. — s. marroux / rennes volley 35

Actuels huitièmes de la Ligue A , la dernière place qualificative pour les play-offs, les Rennais peuvent encore griller un joker ce soir, à Montpellier (20 h). Mais il vaudrait mieux triompher, assure le coach Boris Grebennikov…

Est-ce le match de l'année ?

(

Sourire

) Quelque part oui, mais celui de Chaumont [samedi] le sera aussi, tout comme les éventuelles rencontres ultérieures. L'objectif est de glaner au minimum quatre points sur les deux dernières journées [les Bretons ne pourraient alors plus être rejoints par Beauvais ou Montpellier], et ce serait bien d'en prendre trois à l'extérieur. Même si on n'a gagné que deux fois sur douze loin de chez nous…

La victoire face à Tourcoing (3-1) vous a-t-elle rassuré, malgré les difficultés de l'équipe ?

Je n'ai pas trop analysé ce match, car c'est trop court. On a joué sous pression, on était un peu tétanisés. Le principal, c'est qu'on a remporté les trois points. Mais effectivement, on s'est arrachés, puisqu'on n'a pas très bien commencé dans chaque set. Et puis, dès que la situation tourne en notre défaveur, on panique. C'est le signe d'un manque de sérénité. Alors que, quand tu es fort et que tu as déjà connu ce genre de choses, ça ne pose pas de problème.

Montpellier aussi a connu quelques soubresauts, cette saison…

A l'aller [succès 3-0 des Rennais], on avait vu deux équipes très passives, et depuis, elles se sont réactivées. C'est vrai que la leur est composée de bons joueurs, mais quand ceux-ci ont décidé de ne pas jouer… Ils ont pris au sérieux la phase retour, et ont trouvé une force collective. En ce moment, ils sont extrêmement dynamiques.

Comment sont vos joueurs à l'orée de ce rendez-vous important ?

Je sens pas mal de pression, parce que c'est la fin du championnat. On rigole moins, c'est vrai… L'heure de vérité arrive. Au match aller, on pouvait encore dire qu'on n'était pas prêts, qu'on recherchait les automatismes, etc. Maintenant, on ne rigole plus. Sur ces deux matchs, on va voir quels sont les grands joueurs, et ceux qui ne le sont pas.

■ pas question de s'éparpiller en lisant la presse

Si le scénario se veut favorable (victoire à Montpellier, défaite de Beauvais face à Toulouse), Rennes pourrrait valider son ticket avant même l'ultime journée. Du «volley-fiction» auquel ne pense pas Boris Grebennikov, pas plus qu'aux journaux. «Je n'aime pas lire la presse avant un match... Elle n'est pas toujours favorable quand il s'agit de se concentrer au maximum.»