Les Cessonnais doivent repasser en mode «combat»

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« Soit on gagne, et on s'aère l'esprit. Soit on perd, et on lutte encore pour le maintien. » Sans la considérer comme un tournant, David Christmann connaît l'importance de la venue de Sélestat (ce soir, 20 h 45). A l'instar de la formation alsacienne, laminé par le PSG (29-45), Cesson « sort aussi d'un match pourri ». En l'occurrence, Tremblay (26-18). « Certes, il y a une grosse performance du gardien Pocuca [21 arrêts], mais on n'a pas l'habitude de perdre autant de ballons [18 au total]. En première mi-temps, on s'incline 2-0 sur nos trois supériorités numériques. Et on ne marque pas lors des dix dernières minutes… » Agressivité, concentration, plaisir : aucun ingrédient du triptyque imaginé par le coach, n'était au rendez-vous en Seine-Saint-Denis. Alors, il a fallu « remettre tout le monde sur le pont », à un moment où la LNH est sujette à d'énièmes soubresauts.

« Aix a engagé Nikola Karabatic ? Nous, on ne l'aurait pas fait. Pour moi, le championnat est faussé. Si Toulouse n'avait pas pris deux points contre Montpellier [à l'époque amputé de plusieurs cadres, en raison de l'affaire des paris], il serait aujourd'hui dans la zone rouge. » Paradoxalement, les Cessonnais seront ce week-end derrière le Fénix, adversaire de Créteil (13e sur 14). Ils pourraient ainsi compter sept unités d'avance sur le premier relégable. Mais il faut déjà battre Sélestat… j. g.

■ la malédiction s'abat sur le poste d'ailier droit

Les Irréductibles devront faire sans Léo Le Boulaire, victime d'une entorse à la cheville. «On a donc Léo, de l'équipe de France juniors, qui est blessé, et Antoine Bouilly, équipe de France jeunes, blessé aussi», regrette David Christmann. Habituel arrière droit, Yann Polydore montera d'un cran face à Sélestat, alors que Lucas Lefebvre (centre de formation) se joint au groupe.