José Trèfle: «Rennes va commencer à faire de sérieux dégâts»

Propos recueillis par Jérémy Goujon

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José Trèfle, ici sous le maillot rennais. Qu’il pourrait peut-être réendosser...
José Trèfle, ici sous le maillot rennais. Qu’il pourrait peut-être réendosser... — S. Marroux / Rennes Volley 35

En pleine bourre en Ligue A de volley (cinq succès consécutifs), Sète (3e) reçoit Rennes (8e), vendredi (20 h). L’occasion pour José Trèfle (33 ans), installé dans l’Hérault depuis deux ans, de revoir certaines têtes...

Il se murmure que vous aimeriez revenir en Bretagne la saison prochaine, est-ce vrai?

Je suis en fin de contrat à Sète, toutes les possibilités sont donc envisageables. Mes deux saisons à Rennes (2009-2011) me laissent en tout cas un bon souvenir.

Votre critère numéro 1, c’est de disputer une Coupe d’Europe?

Mon critère prioritaire est de prendre du plaisir, et d’apporter une plus-value dans un club structuré qui a de l’ambition. Si je suis revenu au haut niveau, c’est parce que j’aimais ça quand j’étais jeune, et c’est toujours ça qui m’anime.

Les relations étaient-elles vraiment tendues à l’époque avec le coach rennais, Boris Grebennikov?

Non, pas du tout. Je n’étais parfois pas d’accord avec ses choix tactiques, mais ça restait mon coach, avec le respect que sa fonction implique. Nous avons pu parler et mettre les choses aux claires lorsque c’était nécessaire, aspect qui très important. Il a toujours été à l’écoute. Je pense qu’il reste satisfait de mon passage à Rennes.

Votre avis sur le parcours en dents de scie de vos ex-partenaires?

Ils ont eu un début délicat, mais je savais que les joueurs, qui ont pas mal d’expérience et d’orgueil, auraient réagi. Ils ont modifié l’effectif, leur jeu se met peu à peu en place, et je pense qu’ils vont commencer à faire de sérieux dégâts.

Parmi les Pajusalu, Frangolacci, Corre..., qui allez-vous taquiner?

Chambrer n’est pas dans ma nature ! C’est toujours un moment particulier de rejouer contre des ex-coéquipiers. Alors forcément, pendant le match, il va y avoir trois ou quatre gars avec qui des regards, des sourires, vont être échangés. En particulier «Paillou» [Pajusalu] et Rodney [Ah-Kong), pour qui j’ai beaucoup de respect. Et puis, je ne vais pas vous mentir, c’est toujours bon de voir Boris s’arracher les cheveux quand on déjoue leur système...