Igor Anic: «Je sais que j'aurai donné le maximum»

Propos recueillis par Jérémy Goujon

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Même à court de compétition, Sassi Boultif (Algérie) risque d’être le seul Cessonnais à être du Mondial espagnol (11-27 janvier). La sévère concurrence chez les Experts devrait en effet priver Igor Anic du rendez-vous planétaire. Mais tant que la liste des 16 n’est pas officialisée…

Comment se passe la préparation?

Ça bosse sans pression, tout en restant sérieux. C’est bien de voir comment se déroule une préparation de championnat du monde. C’est une expérience vraiment enrichissante.

Votre gros temps de jeu contre l’Argentine (plus de 40 minutes), lundi, est-il un bon présage?

J’ai été moi-même surpris et content de rester aussi longtemps sur le terrain. Mais je pense surtout que Claude [Onesta] a envie de préserver ses cadres. Donc, est-ce de bon augure ou pas, ça, il n’y a que lui qui le sait. Si je suis sélectionné, je serai très heureux et très honoré. Si non, je ne serai pas forcément déçu. Je sais que j’aurai donné mon maximum.

Êtes-vous pessimiste?

En réalité, je n’y réfléchis pas trop. Tout ce que je peux faire, c’est m’entraîner et jouer à fond. Je pense que Claude a déjà arrêté sa liste, mais il y a peut-être un joueur ou deux sur le(s)quel(s) il hésite… sans hésiter non plus énormément. Mais bon, je prends ce qu’il y a à prendre. Je profite de chaque instant dans cette équipe.

Parlez-vous de cette situation avec Grégoire Detrez, votre «rival»?

Il n’y a pas de concurrence malsaine entre nous. On parle très ouvertement, pas forcément sur ce sujet-là. Chacun a ses qualités. Lui, c’est un très bon pivot d’attaque, efficace dans les prises de balle et les tirs. Moi, j’ai un style de jeu complètement différent. Ce n’est pas vraiment utile de nous comparer.

Part-il avec un avantage en jouant à Chambéry, plus huppé que Cesson?

Je ne pense pas. S’il a une longueur d’avance, c’est parce que ça fait plusieurs années qu’il est là. En l’absence de Bertrand Gille, c’est lui le n°2 [derrière Cédric Sorhaindo]. C’est normal, car il est plus âgé, plus expérimenté. Quand on est en équipe de France, la partie clubs est mise de côté.