Le tenant du titre rennais franchit son premier tour dans l'anonymat

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Le volley n'est décidément pas le sport le plus visible qui soit. Alors qu'à chaque journée de championnat, la Ligue nationale a au moins le mérite de proposer un live scoring, la Fédération, elle, n'a pas eu le courage d'en faire autant pour la Coupe de France. De quoi exaspérer le coprésident du Rennes Volley 35. « Cette absence de live est dramatique. Ne peut-on pas tout bêtement mettre en place ce qui existe pour la Ligue A ou la Ligue B ? Mais peut-être est-ce trop simple… », préférait finalement ironiser Thibault Mativet. Toujours est-il que les Rennais ont bel et bien disputé leur 8e de finale, mardi soir, à Avignon. Après deux premiers sets rondement menés (19-25, 20-25), le tenant du trophée se faisait peur en concédant les deux manches suivantes (27-25, 25-20), avant de parvenir tout de même à se qualifier au tie-break (12-15). « Tout a fonctionné jusqu'à 11-17 dans le 3e set. A partir de là, la machine s'est complètement arrêtée, déclarait l'entraîneur Boris Grebennikov. On a cru que le match était plié. La chance a commencé à leur sourire [aux Avignonnais]. Heureusement, on a su trouver les ressources physiques et mentales dans le tie-break. Ça va nous servir pour la suite. » Et ce, dès le déplacement à Narbonne, samedi. ■ j. g.