Un monde professionnel très à l'écoute

Camille Allain

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Environ 2 000 professionnels sont accrédités pour le festival qui débute mercredi (archives).
Environ 2 000 professionnels sont accrédités pour le festival qui débute mercredi (archives). — C. ALLAIN/APEI/20 MINUTES

Plus de 1 000 accréditations professionnelles, et presque autant pour les médias. Cette année encore, les Trans Musicales attireront plus qu'une foule de festivaliers. Programmateurs, tourneurs, promoteurs et journalistes débarqueront de toute l'Europe pour assister, dès mercredi, aux concerts des groupes émergents.
Programmateur du VIP, salle de concert de Saint-Nazaire, Stéphane Heuvelin arrive en voisin : « Je suis là tous les ans. C'est un rituel avec l'équipe, car chacun peut découvrir de nouveaux artistes. » D'autres font des centaines de kilomètres pour profiter de l'événement. « Je crois que l'on y va depuis toujours, explique Dany Hassenstein, programmateur du Paléo Festival, à Nyon (Suisse). Les Trans, c'est pratique, car on peut voir un maximum de concerts sur place. On repère un ou deux groupes qui seront conviés à jouer chez nous l'année d'après. » Comme Bon Iver, invité à Rennes en 2008, qui a joué au Paléo cet été. « On connaît déjà plusieurs des artistes à l'affiche, mais c'est l'occasion de les voir en live. »

Un rendez-vous « bien connu à l'international »
Pour mieux rayonner à l'international, le festival invite également des journalistes du monde entier. « Une centaine de professionnels viennent de l'étranger. La plupart d'Angleterre ou d'Allemagne, mais certains arrivent du Canada ou de Russie. Le festival est bien connu à l'international », explique Jérémy Méléard, chargé d'accueillir les professionnels étrangers aux Trans. Le festival met même parfois la main à la poche : « On accueille un journaliste colombien. Le festival prend en charge l'accréditation et l'hôtel. Pour l'avion, c'est l'ambassade qui finance. » Au-delà des découvertes, les professionnels aiment aussi rencontrer leurs homologues. « On compte sur le réseau pour savoir quel groupe aller voir, car on ne peut pas tout écouter. Quand on peut, on essaie aussi de faire de la pub pour les groupes de chez nous », conclut le programmateur du Paléo.