Gare au monoxyde de carbone

— 

Malgré la prévention, le monoxyde de carbone continue de faire des victimes en Ille-et-Vilaine. Dimanche, à Saint-Lunaire, une fillette de 4 ans a dû être hospitalisée après avoir inhalé le gaz toxique. Un phénomène courant avec l'arrivée du froid dans le département. « Le risque d'intoxication au monoxyde de carbone (CO) survient surtout au moment où on rallume son appareil de chauffage », prévient le capitaine Sébastien Bertau, responsable du centre d'appel des pompiers. Inodore, incolore et imperceptible, le CO peut pourtant entraîner la mort. Aucun décès n'a été enregistré en Bretagne l'an dernier, mais « 49 personnes ont été intoxiquées et 22 d'entre elles hospitalisées », indique Béatrice Gautier-Grall, ingénieur en santé et environnement à l'Agence régionale de santé.

Ne pas boucher les aérations
« Les symptômes sont insidieux », insiste Jean-Louis Salel, médecin chef des pompiers d'Ille-et-Vilaine. « Ça commence par des maux de tête, parfois des nausées ou vomissements. Puis un ralentissement de l'esprit et de la capacité à se mouvoir. » Produit par la combustion, le monoxyde s'échappe des chaudières à gaz, des poêles, des cheminées, des plaques de cuisson. « L'intoxication vient souvent d'un appareil qui sert rarement ou qui n'a pas été allumé depuis longtemps », indique Christophe Perrin, chauffagiste. Premier réflexe en cas d'intoxication : aérer. « Le problème c'est que les gens obstruent les aérations parce qu'il fait froid ».Alix Froissart