Des petits gastronomes notent leur cantine

Alix Froissart

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Selon Jean-Louis Merrien, élu en charge des achats et approvisionnements, « 55 % de la note correspond à la qualité des produits (le goût des enfants et l'avis de la diététicienne), 35 % au prix et 10 % au côté développement durable (on interroge l'entreprise) ».Une dizaine d'élèves de CM1 et CM2 surexcités s'installe autour d'une table de l'école Andrée Chedid, à Villejean. Stéphanie Aptel, responsable du temps du midi, leur tend des petites barquettes de crème au chocolat. « Alors, celle-ci, elle a quel aspect? », demande-t-elle. « Epaisse », « sucrée », « c'est plus du chocolat noir », répondent les enfants. « Et le goût ? Qui la trouve très bien ? », poursuit Stéphanie Aptel en cochant les cases de son questionnaire. Huit doigts se lèvent. Une autre crème est goûtée, puis cinq madeleines différentes. Les élèves effectuent le test avec application : « Celle-ci, elle est belle, elle sent bon », « Celle-ci, il y a trop de citron dedans. »

L'avis de la diététicienne
Depuis 2002, au moment de renouveler ses appels d'offres, la ville réunit de petits groupes d'écoliers pour goûter les produits qui seront distribués dans les cantines rennaises. Solen Pinsard, diététicienne, donne aussi son avis. Sa priorité : « Réduire le sucre et les matières grasses, augmenter le fer et le calcium. » Sont choisis les produits qui obtiennent la meilleure note.
Lala, 9 ans, déjeune à la cantine tous les jours et trouve que « c'est bien de tester, parce que parfois, les parents font des choses pas bonnes et eux, ils ne nous demandent pas ! » A ses côtés, Adrien, 10 ans, est content de tester la nourriture « parce que parfois à la cantine, ce n'est pas bon, par exemple quand il n'y a pas de sauce. Là, on peut goûter et voir ce qui est bon ! »

Des produits notés