L'Ille-et-Vilaine soigne Dame nature

Alix Froissart

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Rennes accueille depuis mardi élus et agents de conseils généraux de toute la France sur le thème des espaces naturels sensibles (ENS).

Qu'est-ce qu'un espace naturel sensible ? Zone humide, tourbière, vallée, forêt ou encore falaise, c'est une zone reconnue pour son intérêt écologique, paysager ou géologique et donc protégée par le département. Le domaine de Careil, à une trentaine de kilomètres de Rennes, ou la pointe de la Garde-Guérin, près de Saint-Malo, en font par exemple partie.
Combien notre département en compte-t-il? Le Département gère aujourd'hui 106 ENS (dont 51 ouverts au public), pour une surface totale de 2 800 ha. Objectif : atteindre 3 000 ha d'ici 2020.

Quelle est son action? La sanctuarisation et l'entretien des ENS. « Le défi est gigantesque : la préservation de la planète et des grands équilibres », selon Jean-Louis Tourenne, président du conseil général.

Pourquoi le département veut-il acquérir des espaces? Le conseil général est propriétaire d'une centaine d'ENS. « C'est la meilleure façon d'être sûr que les politiques seront menées sur le terrain : il n'y a pas de contrainte avec le propriétaire », estime Jean-Louis Tourenne. « On institue un droit de préemption. On recense toutes les surfaces qui ont besoin d'être protégées. Il faut être à l'affût. » Après avoir fait du littoral une priorité, le département cible aujourd'hui les zones humides et les landes.

Quels sont les résultats ? Plutôt bons, à en croire Thibaut Gaborit, responsable du service ENS au conseil général. « Par exemple, dans la vallée du Canut (au sud de Rennes), une espèce de papillon, le damier de la succise, a été protégée. Sa population a été multipliée par deux ou trois ces dernières années. Dans les landes, c'est la fauvette pitchou (un petit oiseau) que notre gestion permet de maintenir. »