Danse avec Boris Charmatz

Jérôme Gicquel

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Si le nom de Boris Charmatz n'évoque peut-être pas grand chose au grand public, sa réputation n'est plus à faire dans le milieu de la danse. Récemment sacré meilleur chorégraphe de l'année par le magazine allemand Tanz pour sa pièce « Enfant », le directeur du Musée de la danse de Rennes draîne à chacun de ces stages de nombreux amateurs et professionels. Avec 69 élèves inscrits, la session de rentrée au Garage affiche depuis longtemps complet. « On a dû refuser pas loin de 150 personnes », sourit le danseur, installé à Rennes depuis 2009.

Un travail sur la nourriture
Les stagiaires viennent parfois de loin pour suivre la session. « D'Autriche, de Belgique et d'un peu partout en France », indique l'équipe du Garage, lieu de répétition installé en plein coeur du quartier Beauregard. Danseur professionnel, Jérôme a fait le déplacement de Paris, « intrigué par son travail. » Le chorégraphe a en effet la réputation de proposer des créations pour le moins expérimentales. Le stage de cette semaine ne déroge pas à la règle avec cette fois un travail autour de la nourriture. « On essaie des choses autour du concept de “manger en dansant”. Cela freine la danse mais c'est intéressant de voir ce qu'il est possible de faire », indique Boris Charmatz. A travers ce stage, le chorégraphe devrait puiser des idées pour une future pièce mêlant danse et bonne chair. « Mais pas avant deux ans », coupe Boris Charmatz. D'ici là, ses chorégraphies auront vu du pays avec, notamment ,une prochaine représentation à la fin du mois à la Tate Modern de Londres.