UMP: Le parti opte de justesse «pour le ni-ni» contre l'avis de Sarkozy

ELECTION Le bureau politique a pris sa décision après la défaite de son candidat dimanche soir dans le Doubs...

20 Minutes avec AFP

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Des journalistes au siège de l'UMP alors qu'une perquisition à lieu, le 29 octobre 2014
Des journalistes au siège de l'UMP alors qu'une perquisition à lieu, le 29 octobre 2014 — Thomas Samson AFP

Le Bureau politique de l'UMP a opté mardi soir de justesse pour le ni-ni (ni PS, ni FN) à la législative partielle du Doubs, contre l'avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion.

La motion du « ni-ni » a été adoptée par 22 voix contre 19 au texte du président de l'UMP, qui appelait les électeurs de la 4e circonscription du Doubs à « voter soit socialiste, soit blanc » ou « à s'abstenir ».

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Dans un communiqué, l'UMP a appelé «tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s'abstenant», ce qui revient au ni-ni que le parti défend depuis 2011.

Nicolas Sarkozy n'a pas voté

L'entourage de Nicolas Sarkozy a indiqué à l'AFP que les deux textes (un pronant le ni-ni et un autre «plus nuancé») étaient présentés par l'ancien chef de l'Etat. Ce dernier n'a pas pris part au vote, mais, pendant les 2 heures et 30 minutes qu'ont duré le débat, il a fait savoir sa préférence pour le second texte, marquant une évolution personnelle vers un barrage contre le FN quitte à voter PS, selon un participant.

Parmi les partisans du «ni-ni» qui se sont exprimés au bureau politique figuraient Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Eric Woerth, Luc Chatel, Bruno Le Maire et Hervé Mariton. François Fillon était absent.

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