Mairie de Paris: La candidate Hidalgo veut se mettre à l'«écoute» des Parisiens

MUNICIPALES La première adjointe de Bertrand Delanoë, l'actuel maire de Paris, confirme et explique son entrée en lice...

M.Gr. avec AFP

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Anne Hidalgo a confirmé mardi soir sa décision de briguer la succession de Bertrand Delanoë, prenant à vingt mois des élections municipales à Paris une longueur d'avance sur ses futurs rivaux.
Anne Hidalgo a confirmé mardi soir sa décision de briguer la succession de Bertrand Delanoë, prenant à vingt mois des élections municipales à Paris une longueur d'avance sur ses futurs rivaux. — Franck Fife afp.com

Anne Hidalgo a confirmé mardi soir sa décision de briguer la succession de Bertrand Delanoë, prenant à vingt mois des élections municipales à Paris une longueur d'avance sur ses futurs rivaux.

Dans un entretien au Parisien.fr mardi, la première adjointe de Bertrand Delanoë explique son entrée en lice près de deux ans avant le scrutin par son souhait de «prendre le temps d'aller à la rencontre des Parisiens pour élaborer un projet avec eux».

«On n'est plus à une époque où les politiques concoctaient des programmes dans leur coin avec quelques experts. Je veux vraiment que cette année 2012-2013 soit une année d'écoute et de consultation des habitants», poursuit-elle.

Favorable à des primaires ouvertes

Pour faire campagne, elle annonce la création d'une «association qui va s'appeler Oser Paris», présidée par Jean-Louis Missika (NDLR, actuel adjoint chargé de l'innovation, de la recherche et de l'université). «Ce sera, dit-elle, le lieu où se retrouveront toutes celles et ceux qui veulent s'intéresser à l'avenir de Paris». «Plusieurs élus de la banlieue» feront partie de son équipe, assure-t-elle.

Alors qu'aucun autre candidat ne s'est pour l'instant déclaré à droite ou à gauche, Anne Hidalgo se dit favorable à des primaires ouvertes, auxquelles pourraient participer les écologistes.

La candidature de Anne Hidalgo n'est pas une surprise, le maire de Paris ayant à maintes reprises proclamé que Anne Hidalgo était sa candidate. L'entrée en lice précoce de la dauphine a en revanche suscité des interrogations jusque dans son propre camp.

«Je trouve que le moment est vraiment insolite, alors que le gouvernement est en train de traverser une phase complexe. Il y a des sujets plus importants, y compris pour les électeurs de gauche», a déclaré à l'AFP le maire UMP du 1er arrondissement, Jean-François Legaret.

«C'est une entrée en campagne un peu anticipée», a aussi jugé le député et adjoint au maire Jean-Marie Le Guen (PS). «Traditionnellement, il y avait un débat autour d'un projet puis la candidature. C'est le déroulement classique en tout cas dans les formations de gauche».

Divisions entre fillonistes et copéistes

La candidate pourrait selon le coprésident des Verts au Conseil de Paris, Sylvain Garel, souhaiter «couper l'herbe sous le pied à d'autres prétendants». «Le calendrier est totalement commandé par des raisons internes au PS. Ca n'est pas notre tempo», a-t-il dit à l'AFP. «Dans un an, nous verrons quelle est notre stratégie et quel candidat nous choisirons. Il y aura a priori des écologistes sur une liste autonome, cela va dépendre de ce qui se passe au niveau national», a-t-il ajouté.

La ministre du Logement Cécile Duflot, élue députée à Paris en juin, pourrait être candidate «mais cela pourrait aussi être un des 999 autres adhérents parisiens», a-t-il affirmé. Du côté du PS, le député Patrick Bloche, qui aurait un temps nourri l'ambition de briguer la mairie, s'est finalement rallié à Anne Hidalgo, selon l'entourage de cette dernière. Patricke Bloche n'a pu être joint mardi pour le confirmer.

Autre adversaire potentiel, Jean-Marie Le Guen ne dévoile pour l'instant pas ses intentions, mais rappelle qu'il souhaite un «second souffle pour Paris». Il s'est félicité que «le débat (puisse) être ouvert désormais».

La droite, empêtrée dans ses divisions entre fillonistes et copéistes, est quant à elle encore loin d'avoir trouvé son chef de file. L'ancien Premier ministre et député de Paris, François Fillon, candidat à la tête de l'UMP, invité par son adversaire Jean-François Copé à conduire l'UMP à Paris, laisse pour l'instant planer le doute sur ses intentions.