Emplois d'avenir: Ce n'est «pas une réponse satisfaisante», pour Jean-Louis Borloo

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Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical, interrogé sur un éventuel ralliement au socialiste François Hollande, a indiqué lundi sur Europe 1 qu'il n'envisageait "pas un changement d'alliance".
Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical, interrogé sur un éventuel ralliement au socialiste François Hollande, a indiqué lundi sur Europe 1 qu'il n'envisageait "pas un changement d'alliance". — Pierre Verdy afp.com

Jean-Louis Borloo, président du Parti radical et du groupe centriste à l'Assemblée nationale, a estimé ce mercredi que les emplois d'avenir n'étaient «pas une réponse satisfaisante» tout en concédant que celle-ci pouvait «être conjoncturellement nécessaire».

«Suite à la présentation du projet de loi portant création des emplois d'avenir aujourd'hui en Conseil des Ministres, j'ai envie de dire "pourquoi pas, mais..."», écrit l'ex-ministre dans un communiqué. «L'emploi d'avenir comme mesure d'urgence pour les jeunes les plus éloignés de l'emploi, qui ne serait pas d'accord? Ce n'est pas une réponse satisfaisante mais elle peut être conjoncturellement nécessaire», ajoute-t-il.

«Les contrats d'avenir ont déjà été créés en 2005»

Mais, il a une «inquiétude» et relève que «les contrats d'avenir ont déjà été créés en 2005 dans la loi de cohésion sociale». «Il n'y a donc rien de nouveau. 450.000 contrats aidés existent et sont financés. Le dispositif proposé aujourd'hui n'est aujourd'hui pas budgété. Si ces nouveaux contrats sont financés au détriment des contrats actuels, il s'agirait d'une vraie catastrophe pour les publics les plus précaires qui en bénéficient actuellement», poursuit Jean-Louis Borloo.

L'ex-ministre adresse en outre «une critique majeure» au dispositif: «l'absence de toute formation qualifiante (...) alors que tout le monde sait que celle-ci est le talon d'Achille de ces contrats depuis plus 20 ans». De plus, à ses yeux, «les contrats aidés ne relèvent pas d'une politique de l'emploi mais d'une politique de cohésion sociale». «Pour l'emploi malheureusement, le gouvernement fait fausse route en augmentant systématiquement le coût du travail avec la suppression des 13 milliards d'allégements de charges et l'augmentation du coût des heures supplémentaires», dénonce le député du Nord.