Dray dénonce un mode de désignation «obscur» et «ubuesque» du patron du PS

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L'ex député PS de l'Essonne Julien Dray a souligné dimanche qu'il n'y avait "pas de statut" de première dame de France, et que celle-ci, au même titre que les collaborateurs du chef de l'Etat, ne pouvait pas avoir "un rôle dissocié, différent du président de la République".
L'ex député PS de l'Essonne Julien Dray a souligné dimanche qu'il n'y avait "pas de statut" de première dame de France, et que celle-ci, au même titre que les collaborateurs du chef de l'Etat, ne pouvait pas avoir "un rôle dissocié, différent du président de la République". — Bertrand Langlois afp.com

Julien Dray, ex-député PS, a déploré ce mercredi sur LCI une situation «un peu ubuesque» et une «forme de désignation plus ou moins obscure» du futur patron de son parti. «Il y a une petite contradiction entre la manière dont on a vanté - à juste titre - la préparation des primaires», «la transparence, la morale qui doit être la nôtre et cette forme de désignation plus ou moins obscure», a commenté celui qui fut naguère porte-parole du PS.

«Si c'est une élection avec une votante, on risque d'avoir un score serré», a ironisé Julien Dray à propos de Martine Aubry. Celle-ci doit avoir un rôle crucial dans le choix de son successeur. Elle portera avec Jean-Marc Ayrault une motion majoritaire pour le congrès de Toulouse, dont le premier signataire sera le prétendant le plus sérieux au poste de chef.

La décision «sera prise vraisemblablement par trois, quatre personnes»

Julien Dray a vu dans ce processus «les conséquences du congrès de Reims» avec ses déchirures. «On a voulu cadenasser pour empêcher que cela ne se reproduise. Mais là, on est dans une situation un peu ubuesque où les militants vont avoir à avaliser un choix fait par quelques-uns et on ne sait pas bien avec quelle règles».

La décision «sera prise vraisemblablement par trois, quatre personnes», a insisté le militant socialiste. Invité à dire qui, de Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir, avait sa préférence, il a éludé : «comme tout cela se fait dans l'obscurité, je resterai dans l'obscurité».

Désireux d'un «débat» au sein de son parti, il entend transformer en motion sa «contribution» appelée «de l'alternance à l'alternative», base d'une pièce de théâtre écrite par lui et jouée le 4 septembre dans une salle parisienne, les Athévains.