Université d'été du PS: Que faut-il retenir de La Rochelle?

POLITIQUE «20 Minutes» fait le point sur cette édition «historique», qui s'achève ce dimanche...

Maud Pierron

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L'université d'été du PS à La Rochelle s'est achevée ce dimanche 26 août
L'université d'été du PS à La Rochelle s'est achevée ce dimanche 26 août — NOSSANT/DUPUY FLORENT/SIPA

Il s’est quand même passé des choses cette année à La Rochelle. Le PS faisait ses «retrouvailles» après son grand chelem de l’année passée (Sénat, présidentielle, législatives). Une «année exceptionnelle» pour une édition de La Rochelle «historique», a savouré Martine Aubry, ce dimanche,  La Rochelle.  Alors pour ceux qui n’ont pas été attentifs ces trois derniers jours ou qui ont préféré se dorer la pilule au soleil, 20 Minutes fait le point sur les événements marquants.

Aubry c’est (bientôt) fini

Elle entretenait encore le flou sur son avenir mais à La Rochelle, Martine Aubry s’est attachée à le lever au fur et à mesure des jours. Oui, elle passera la main et oui, elle a son mot à dire sur l’identité de son successeur. Ce ne sera pas un «hollandais» car François Rebsamen a jeté l’éponge. Le match se joue entre Harlem Désir, son n°2 ou Jean-Christophe Cambadélis, le député de Paris. Sur le port, la côte de ce dernier est montée. Réponse le 11 septembre au soir, lorsque la motion majoritaire de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault aura été déposée, avec le nom du premier signataire. Ce sera l’heureux élu.

Royal absente

Elle a bien fait sa rentrée politique à une université d’été mais, celle des écologistes, à Poitiers. Alors que s’ouvrait celle du PS, la patronne de la région Poitou-Charentes s’envolait pour l’Afrique du Sud, où elle participe à l’Internationale socialiste. Ségolène Royal n’a pas voulu revenir sur les lieux du crime, son humiliation lors des dernières législatives où le dissident Olivier Falorni l’a battue aux législatives. Lui, en revanche, a paradé sur le port, puisqu’il est désormais exclu du PS. Les amis de Ségolène Royal se sont toutefois retrouvés le vendredi soir pour entretenir la flamme, avec les trois ministres royalistes.

L’aile gauche s’agite et l’épine du traité budgétaire européen

C’est le seul courant qui semble encore vivace au PS.  Certains membres veulent déposer une motion au futur congrès qui ne «doit pas compter pour du beurre», estiment-ils. Surtout, ils ne veulent pas ratifier le traité budgétaire européen qu’ils jugent insuffisant, même après la renégociation de François Hollande. Et ça, ça met en rogne Martine Aubry, toujours cheffe du parti, et Jean-Marc Ayrault qui a fait une mise au point sévère dans le JDD à l’intention des socialistes, mais des écologistes. «Lorsqu’une décision sur une question aussi importante est prise, elle doit être respectée. Il faut des limites», fait-il la leçon. Et d’ajouter, sur le même ton : «Quand on est membre du gouvernement, on est solidaires. Personne n’est devenu ministre contre son gré».  Il suffisait de voir la tête des quelques écologistes présents samedi soir à La Rochelle pour comprendre que ça allait tanguer sévère dans les prochains jours dans la majorité gouvernementale.

Manuel Valls ovationné

Le ministre de l’Intérieur est vraiment en train de prendre une nouvelle dimension, même au sein de son parti. Samedi, il a affiché sa fermeté sur le plan de la sécurité, maintenu que les démantèlements de camps de Roms continueraient, et il a été très applaudi. Beaucoup de militants  ont cherché à le saluer et les caméras l’ont suivi pas à pas.